EKO/ECHO Expo-bénéfice pour Haïti

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Il y a environ deux semaines, au lendemain de la catastrophe qui a secoué Haïti, mon ami Rafael Sottolichio m’a fait parvenir un courriel simple, mais explicite; «Si vous êtes intéressé à participer à cette exposition-levée de fonds au profit d’Haïti d’une façon ou d’une autre, faites-moi signe.»

L’appel était clair et sans équivoque, il organisait une exposition-bénéfice de 3 jours éclair pour venir en aide à ce pays dévasté. Beaucoup de réponses, beaucoup d’artistes, peu d’espace, donc accrochage de type salon pour des oeuvres picturales. Je donnerai ma photographie La chambre verte, celle-là même qui fera la couverture du livre de Chantal Ringuet.

Les profits seront versés intégralement à cette levée de fonds.
Une autre façon de faire un petit geste.
Directions pour aller à la Galerie du Viaduc.

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La chambre verte, Carrière de Wakefield, 2007

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Pecha Kucha Ottawa no.1 : 200 personnes!

Vif succès pour cette première soirée Pecha Kucha à Ottawa. Le théâtre de la cour des Arts était plein à craquer! Un gros merci à toute l’équipe qui m’entoure afin de réaliser cet événement de grande envergure. Un merci spécial à Christian Desjardins qui a accepté de prendre la place, à pied levé, de la première équipe de présentateurs qui n’étaient pas encore arrivés à l’ouverture des projections. Sa présentation – un exposé sur ses recherche sur les nouvelles technologies parsemée d’humour – a pavé la route pour cette première édition. Les présentations bilingues ont été fort appréciées de même que la performance (soft core) de Thomas Grondin.

C’est un rendez-vous pour la deuxième édition, le mercredi 31 mars prochain!

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101 Things I Learned in Architecture School

Le livre 101 Things I Learned in Architecture School est une petite perle en soit. Les 101 chroniques sont toutes présentées sur deux pages (ou un spread dans le jargon) avec d’un côté une image et de l’autre une petite capsule textuelle.
L’auteur, Matthew Frederick, présente des idées simples comme la meilleure façon d’esquisser une ligne à des théories comme l’espace spatial négatif ou les problématiques de circulation dans les bâtiments. Un livre à recommander à tout les créateurs qui sont intéressés par l’architecture et qui désirent avoir une entrée accessible en la matière.

J’ai relevé une citation particulièrement intéressante qui parle de la qualité des idées et de l’apport de l’ordinateur dans le processus créatif : «When overused as a design tool, however, computer drafting programs can encourage the endless generation of options rather than foster a deepening understanding of the design problem you wish to solve»

Traduit librement : Lorsque surutilisés dans un processus de design, les logiciels de dessins encouragent la génération d’options illimités et détournent de la compréhension profonde et de la recherche de solution tangible au problème posé.

…C’est un des dangers que les nouvelles technologies apportent avec leur lot de liberté. J’ai souvent vu ceci dans mes classes et mes ateliers. L’accessibilité et la facilité de manipulation des logiciels de design favorisent trop souvent une variation ou des itérations sur un même thème. Ce ne sont pas toujours des idées qui sont générées, mais trop souvent des styles qui sont reproduits. Aujourd’hui, presque tout le monde peut s’improviser designer (car les outils sont si facilement accessibles), mais être capable de manier les outils ne signifie pas être en mesure de répondre pertinemment à une problématique posée. L’intelligence, l’intuition et la créativité authentique demeurent les meilleurs outils pour alimenter tout processus de design.
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Mardi, janvier 19th, 2010 Articles Pas de commentaire

Rayon de bonhomme d’hiver

Ça faisait très longtemps que je n’en avais pas vu dans la ville, de petits bonhommes de neige spontanés. Ça m’a fait une joie immense de les voir les deux ensembles.
Un rayon de soleil dans cette grisaille de janvier.

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Dimanche, janvier 17th, 2010 Articles Un commentaire

Design like you give a damn ; architecture de l’urgence

Dans ce contexte de séisme épouvantable à Haïti, le livre Design like you give a damn, m’est apparu comme des plus pertinents à reconsulter-mis à part le fait de faire un don à la croix Rouge évidemment!

C’est un superbe livre qui regroupe toutes sortes de projets créés dans un seul but; répondre, à l’aide de design inventifs et intelligents, à des problématiques d’urgences humanitaires. C’est inspirant de voir des projets dirigés par ce genre d’impératif. Trop souvent, les designers et architectes sont loin des populations, régions et événements où ils seraient le plus demandés. Le design peut répondre à tellement de problèmes quotidiens par des solutions intéressantes, esthétiques, sensibles et intelligentes. Ce livre en est un témoin exemplaire. Le monde a besoin de plus d’investissement dans le bon design et l’architecture réfléchie.

L’image ci-dessous est tirée du livre et présente une pompe à eau doublée d’un tourniquet. Apportant ainsi un côté ludique à un geste qui demeure quotidien pour certaines populations; pomper manuellement leur eau. Ici, obtenir de l’eau devient un jeu d’enfant.

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Site de la Croix Rouge Canadienne pour faire un don en ligne.

Croix Rouge

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Mercredi, janvier 13th, 2010 Articles Pas de commentaire

Collaboration photographique au livre de Chantal Ringuet

9 de mes photographies viendront s’ajouter au recueil de poésie de l’écrivaine Chantal Ringuet. Le livre, intitulé le Sang des Ruines, a pour thème les conséquences des conflits armés sur le paysage humain ainsi que les ruines plus personnelles qui nous habitent chacun. Pour cette oeuvre, Chantal Ringuet a reçu le prestigieux prix littéraire Jacques-Poirier. Le livre sera lancé lors du 31e Salon du Livre de l’Outaouais, en février prochain, où elle sera l’invitée d’honneur.

Mme Ringuet m’a contacté afin de voir la possibilité d’inclure certaines de mes oeuvres photographiques dans son ouvrage. Comme mon travail photo traite beaucoup de l’esthétique des ruines et que son texte me parlait beaucoup, cette association a semblé toute naturelle.

Pour ce faire, j’ai travaillé à partir du texte de Chantal afin d’associer des extraits qui semblaient résonner avec certaines de mes photographies. Par la suite, j’ai établi une séquence, une scénarisation du récit en image qui vient appuyer la trame narrative de l’oeuvre écrite. En fait, les oeuvres photographiques accompagnent certains poèmes et y ajoutent une dimension visuelle; une autre strate de sens.
J’ai bien hâte de voir ce livre, la matérialisation de cette belle collaboration.

Le Sang des Ruines, coopératives d’édition les écrits des hautes terres

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Les paroles, les gestes, le lieu; le feu

«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du « Je suis l’artiste qui vient proférer », mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»
Comme si, après avoir recouru à toutes les techniques, l’être humain souhaitait renouer avec la rencontre préhistorique autour du feu. «Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»
Jean St-Hilaire.
Comme l’ancien critique de théatre Jean St-Hlaire a dit récemment :
Ça merapelle un vieux conte qu’un de mes enseignants de l’époque, …., m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. Ça va comme suit :

L’importance des récits collectifs dans la santé d’une société semble tranquillement redevenir d’actualité. On a qu’à penser aux nombreux conteurs qui connaissent un vif succès. Mais pas n’importe quels récits, des récits significatifs, qui aident les individus d’une société à se reconnaitre ou même s’émanciper. Une sorte de dialogue de la mémoire collective avec la mémoire individuelle. L’art, le design ou la création sont des façons de passer ces messages ou ces thèmes récurrents. Ceux-là mêmes qui aident à définir l’identité d’un peuple.

Comme le retraité critique de théâtre Jean St-Hlaire a dit récemment, à propos de certains artistes et du retour du conte dans notre société  :

«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du « Je suis l’artiste qui vient proférer », mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»

«Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»

Jean St-Hilaire, tiré d’une entrevue réalisée par Isabelle Porter dans le journal Le Devoir.

Ça me rappelle un vieux récit qu’un de mes enseignants de l’époque, Benoit Favreau (homme de théatre également) m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. La source m’est inconnue, mais ça va comme suit :IMG_2761

De l’inspiration en barre!

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Samedi, janvier 9th, 2010 Articles 2 commentaires

Présentateurs pour Pecha Kucha Ottawa #1

La voici la voilà, la liste des 12 présentateurs pour la première soirée Pecha Kucha qui aura lieu à Ottawa. La liste est donnée en ordre alphabétique (L’ordre de présentation sera divulgué la soirée même!)

  • Lee Bee / Architecture Carleton U
  • John Brown / Cross-Generational Habit
  • Mustapha Chadid / Sculptures d’acier
  • Christian Desjardins / TweeX:Graphic Design + Collective Intelligence
  • Thomas Grondin / Performance : Fait Maison
  • Alёna Iouguina / Global warming throughout Earth’s history
  • Marie-Hélène Leblanc / Directrice artistique centre Daïmõn
  • Jay S. Lim / Architecture:Big things & little Rings
  • Christine Moses / Ferme expérimentale centrale
  • Carolyn Quinn / Landmarks, Not Landfill
  • Yasaman Sheri / Design industriel, Carleton U
  • Mike Steinhauer/ Directeur Musée Bytown : Le musée

En espérant vous voir nombreux la soirée du mercredi 27 janvier!

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Affiche française pour la soirée Pecha Kucha Ottawa #1

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Solstice d’Hiver

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Journée du Solstice d’hiver 2009. Arrivée de l’hiver.
Aujourd’hui, il n’y aura seulement que 8:43 minute d’ensoleillement (mais il fera beau!).

Malgré le fait que mon événement du jardin du Solstice d’Hiver n’ait jamais réellement eu lieu, pour ma part, toutes les années à cette date, je revis l’aventure et le périple dans ma tête.

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Impossible de séparer le temps des fêtes de nos sociétés modernes des fêtes païennes qu’elles ont remplacées, mais ont peut facilement imaginer que les formes diffèrent profondément. Quoi qu’il en soit, ces rituels des fêtes de Noël ne font que refléter l’évolution de nos valeurs et croyances; nos paradigmes spirituels et relationnels avec la nature. Car c’est de quoi il s’agit ici, d’entrer en relation avec l’autre. Le temps de fêtes existe pour cette raison j’imagine.

Je termine avec cette citation de Saint-Thomas-d’Aquin, qui a dit un jour : «rien n’est en l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens». Je soupçonne notre ami Thomas d’utiliser plus que ces 5 sens afin d’arriver à ses conclusions (mais ça, c’est une autre histoire!) Mais peut-être s’agit-il de seulement faire de la place pour être réceptifs à ses intuitions, aux signaux codés de l’univers et aux lois qui le régissent. Mais qui dit place ou ESPACE, comme l’a si bien démontré notre ami Albert Einstein, dit nécessairement TEMPS. Et c’est ce qui nous fait cruellement défaut dans notre société d’aujourd’hui.

L’événement du Solstice d’Hiver n’était autre qu’un prétexte pour prendre le temps de s’arrêter et de remarquer le changement des saisons, de se projeter personnellement dans cette vision du cycle immuable de la nature et surtout, de sentir que nous en faisons partie.

Peut-être que si nous nous sentions plus partie intégrante de cette nature, l’échec du sommet à Copenhague n’aurait été si cinglant.
Mais je crois néamoins qu’en tout et partout nous avançons.

Heureuses Fêtes et joyeux Solstice d’Hiver à vous tous!

Pecha Kucha Night Ottawa #1

affiche#1La première soirée Pecha Kucha de la région d’Ottawa aura lieu le mercredi 27 janvier prochain au Arts Court Theatre d’Ottawa. Voici l’affiche que j’ai concoctée pour l’événement.

La liste des présentateurs sera divulguée sur ce site au début janvier. Par contre, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’événement sera gratuit et que le DJ pour cette première soirée sera Simon Guibord de Kingdom Shore.
Rock on!

Organisateurs :

Marcelle Kimberley, Gestionnaire d’événement, Ville d’Ottawa /
Jean-Francois Lacombe, Professeur, Université du Québec en Outaouais /
Jacques Thivierge, AcaciaFilms /
Yasama Sheri, ID Carleton /

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Vendredi, décembre 11th, 2009 Projets personnels + groupe S27 Pas de commentaire

KortuneFookie dans la revue Espace Sculpture hiver 2009/2010

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Un article de François Chalifour sur mon projet d’art public interactif KortuneFookie est paru dans la dernière édition de la revue Espace Sculpture éditée par Serge Fisette. L’article est très intéressant et procure un autre regard sur mon projet, une autre strate de sens. J’aime bien cette verbalisation, cette rétroaction théorique pertinente. Ça permet de me détacher de l’objet pour entrevoir la suite.

Vendredi, décembre 11th, 2009 Articles Pas de commentaire

Exhibition Design / David Dernie

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Je n’ai pas l’habitude d’acheter des livres qui présentent une collection de projets sur une discipline particulière. Surtout parce que le livre devient vite dépassé, présentant une sorte de « polaroid » de projets variés qui inévitablement vieillissent. J’aime mieux les ouvrages théoriques qui permettent de saisir comment la discipline a évolué, s’est transformée, comment elle est devenue ce qu’elle est afin d’anticiper où elle ira par la suite.

Mais ici, j’ai fait une exception, parce que l’introduction de ce livre était pertinente et que l’étendue de la discipline était si bien synthétisée. Je parle de l’ouvrage Exhibition Design de David Dernie. Séparé en deux parties, il nous explique premièrement les approches et ensuite les techniques de ce domaine du design. Mais c’est son introduction qui résume si bien le paradigme créatif de cette discipline.
Mais avant d’aller plus loin, j’aimerais vous poser une question : À qui appartient cette discipline? Au design graphique? Au design d’environnement? À l’architecture? À la scénographie? À la muséologie? Aux conservateurs? Aux gestionnaires de projets? Impossible à catégoriser. Vous l’aurez deviné, cette discipline est résolument multidisciplinaire. L’ouvrage en parle évidemment, mais ce fait n’est admis que de puis peu par les intervenants du milieu, et encore!

Je me souviens, il y a presque dix ans, d’une assemblée professorale où un j’ai eu à défendre l’importance d’une approche pédagogique multidisciplinaire afin d’enseigner cette discipline. Je me rappelle une certaine voix dissidente qui exprimait que le design d’exposition n’était autre que le design graphique appliqué à la verticale sur des murs! Mes oreilles en silent encore aujourd’hui! Comment réduire le design d’exposition à cette simple expression, alors que cette discipline exploite les codes de l’installation, du théâtre, de l’architecture, du cinéma, de l’interactivité, du design d’environnement et surtout, du récit? Car lorsqu’on parle d’exposition, on parle nécessairement d’une histoire qui est racontée à travers des objets, des parcours, des lieux, des éléments graphiques, des sons, des odeurs, des éclairages, etc. On parle donc d’une discipline qui s’adresse à tous les sens; pas seulement à la vision.

«Narrative has been central to exhibition design in recent times. It is literally about an approach to ordering objects in space in a way that tells a story. In that sense exhibition design is regularly defined as narration.» p.10

C’est une discipline merveilleuse et exigeante à enseigner; car il s’agit de faire une synthèse de plusieurs champs des arts et de la création en général. Il n’y a pas de formule toute faite ou de processus infaillible. Le créateur ou le designer d’exposition doit être en mesure de raconter une histoire à partir du contenu qu’il a à présenter avec l’aide du lieu avec lequel il doit composer. C’est arriver à créer une expérience, c’est-à-dire un événement qui sera assez fort pour que le public en retienne quelque chose. Qu’il ait mémoire de l’événement.

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Dimanche, novembre 29th, 2009 Articles Pas de commentaire

Projet de recherche création au Centre DAÏMÕN avec François Chalifour

Cet été, François Chalifour et moi avons déposé un projet de recherche création au centre production DAÏMÕN. La proposition été acceptée par le jury. La nouvelle nous a un peu secoués, car il s’écoule souvent un long laps de temps entre le dépôt du dossier et la réception de la réponse. Maintenant, il va falloir matérialiser cette prospection intuitive!

En effet, ce projet est né d’une réflexion, d’une interrogation commune que nous entretenions depuis quelque temps. Nous avions envie de prendre du temps pour réfléchir à la notion d’identification au lieu, à la notion d’habiter. C’est cette intention qui s’est manifestée en projet de création d’une vidéo documentaire exploratoire. La facture visuelle s’étendra de la poésie impressionniste de la vidéo d’art à la précision méthodologique du style documentaire. Ce qui implique que les textures des différents médiums seront mises en valeur et exploitées en phase avec le propos.

Voici un petit résumé de la question associée au projet.

Problématique – concept du lieu : ancrage / fondements / déplacements
François Chalifour et Jean-François Lacombe s’interrogent depuis quelque temps sur leurs propres liens d’appartenance à la région d’Outaouais. Dans le cadre de ce projet, ils cherchent à mettre en commun leur questionnement autour des points d’ancrages, de références et d’appartenance; donc le concept d’habiter. Le premier, parce qu’il voyage, réfléchit à l’idée du nomadisme et de la nostalgie; l’autre dans sa démarche fondée sur la notion de lieu, pose plutôt la question des relations interpersonnelles comme base d’un enracinement et d’une intégration. Ces deux visions, dichotomiques et complémentaires, sont à la source du projet qu’ils ont entrepris ensemble.

En s’interrogeant sur leurs expériences de nomadisme et d’enracinement, à la lumière des nouvelles pratiques communicationnelles, ils cherchent à dégager l’idée contemporaine d’identifications au lieu. Comment alors décomposer et recomposer ces concepts à l’aide d’une démarche artistique multidisciplinaire et comment peut-ont représenter cette nouvelle réalité?

Beau périple en perspective.

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Mercredi, octobre 28th, 2009 Projets personnels + groupe S27 2 commentaires

Participation au projet d’art public de Gilles Mihalcean

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J’ai contribué à la proposition du projet d’intégration des arts à l’architecture de l’artiste Gilles Mihalcean. Sa pièce, proposée pour le parc Marcelin Wilson, est un hommage à la communauté libanaise de Montréal bien implantée dans ce quartier d’Ahuntsic.
J’ai le plaisir d’annoncer qu’il a gagné le concours (probablement grâce à la qualité de ma planche graphique ;)

La pièce reprend l’idée de la route, qui elle symbolise le commis voyageur, activité phare de la communauté libanaise en sol canadien. Les autres plans présentent le côté d’un bateau avec la rame, tandisque la troisième face de la forme pyramidale représente l’alphabet phénicien. La pièce mesure 16′ de hauteur est est constituée de différents granits, de béton, d’un couvre-sol naturel et d’acier inoxydable.
Cette oeuvre est typique du travail de Gilles, qui exploite le potentiel narratif de la sculpture. Soit des oeuvres qui révèlent leur sens à travers le récit produit par la juxtaposition des différents objets-images.

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Maquette de présentation
Gilles Mihalcean

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Monument à la Pointe
Béton, brique, aluminium
Photo : Richard-Max Tremblay

Ma pièce favorite de Gilles est sans équivoque la tour qu’il a réalisée pour le quartier sud-ouest, près du canal Lachine. Installée dans le rond point juste avant le tunnel Atwater, cette pièce parle de l’histoire de ce quartier, des usages et des gens qui y ont habité. Sa typologie sculpturale est particulièrement pertinente et fort réussie dans ce projet.
 La forme nous rappelle l’image et la proue d’un bateau, mais construit avec la brique typique des bâtiments industriels environnants. La tour repose sur 3 troncs d’arbres coulées en bétons teints dans la masse.

Gilles Mihalcean a remporté la Bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle du Conseil des Arts et des Lettres du Québec en 2004.

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