House N / Sou Fujimoto

house-n-fujimoto
J’ai pu consulter, sur Arch Daily, des photographies de la maison N créée par l’architecte Sou Fujimoto à Tokyo. Dans cette maison, L’intérieur et l’extérieur sont complètement interreliés et mis en constante interaction. C’est une construction assez unique qui est composée de 3 “coquilles” de grandeur différente. Ces coquilles s’insèrent une dans l’autre afin de former un espace de plus en plus privé. Grâce à cette configuration, la maison demeure en constante relation avec le domaine public. Dans les mots de l’architecte :
«That is why life in this house resembles to living among the clouds. A distinct boundary is nowhere to be found, except for a gradual change in the domain. One might say that an ideal architecture is an outdoor space that feels like the indoors and an indoor space that feels like the outdoors. In a nested structure, the inside is invariably the outside, and vice versa. My intention was to make an architecture that is not about space nor about form, but simply about expressing the riches of what are `between` houses and streets.»
Étonnamment, à Tokyo, c’est les terrains qui valent le plus cher, pas les bâtiments. Les constructions sont constamment mises à terre et rebâties pour accueillir d’autres usage et usagers en fonction des besoins du moment et de la configuration du lieu.
C’est pourquoi l’architecture de cette ville est si unique et bigarrée. Les terrains, parfois de dimension minuscule, sont maximisés en utilisant tout leur potentiel possible (lumière naturelle, configuration du lot, topologie, proximité des voisins, etc.) Un terrain fertile pour les architectes et designers; ces contraintes sont des opportunités pour développer des solutions et des formes inusitées répondant au programme (les besoins des usagers) et au site. Le projet House N est un parfait exemple du genre d’expérimentation que cette temporalité différée peut engendrer.
Site + program + temporality = form

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Vue en coupe
Le travail de Sou Fujimoto est à propos du potentiel qu’un espace et un bâtiment peuvent offrir; à l’opposé d’une architecture moderne fonctionnelle où tout est programmé, designé et entériné. À travers ses projets, il offre des lieux qui permettent des possibilités et fonctions multiples. Sentir que les usagers du lieu peuvent moduler leurs espaces et les utiliser à leur façon, selon leurs besoins. La clef est de trouver l’équilibre, dans ses projets, entre un programme très défini et des espaces qui permettent la liberté d’appropriation par ses occupants.
L’interview réalisée par 0300 explique très bien ce concept.
Sou Fujimoto Interview / Part II from 0300TV on Vimeo.
fonction[s] de l’art

Maquette des ruines du site du Solstice d'hiver
La lecture de l’ouvrage Ruine m’a amené à comprendre ce que le travail avec l’esprit du lieu des espaces en friches représente pour moi. C’est intéressant d’y revenir, d’y faire un petit retour pour pouvoir établir la source de mon travail et la fascination que ces espaces exercent sur moi, dont le projet du Jardin du Solstice d’hiver est le témoin le plus abouti. Comme mentionné dans mon article précédent sur ce sujet, la ruine est un symbole archétype du possible qui nous entretient de ce qui n’est pas là. C’est une allégorie qui nous ouvre la porte à une communication indirecte, inconsciente. Cette allégorie n’est nulle autre que l’idée de “dépossession”;
«…la ruine participe à l’épreuve de dessaisissement ou de déprise de l’existence, elle élève à un oubli de soi au profit du sens du destin.»
L’expérience de la ruine serait donc une allégorie à l’expérience de la perte ou plutôt de ces multiples «petites morts» qui ponctuent nos vies. Un peu comme un arbre mort qui nous démontre son parcours à travers les intempéries et le cycle des saisons : un noeud caché peut ressortir du centre de l’arbre, le grain découvert par l’écorce arrachée s’use et prends une autre couleur, des branches tombent, d’autres subsistent en un tout autre équilibre (texte tiré de mon cycle Rituel).
Sophie Lacroix termine son ouvrage sur ces mots :
«On ne comprend l’émotion intense que suscite la ruine que si l’on envisage la régression à laquelle celle-ci convie, comme Freud ou Derida l’expriment chacun à leur manière. On touche au coeur névralgique de la ruine en l’appréhendant comme expérience archaïque. C’est sur cette expérience que se greffe la fonction critique ou subversive qu’elle joue, et qu’on ne peut dissocier de cette épreuve. C’est aussi ce qui justifie l’art, car en faisant remonter les fragments épars, celui-ci tente de sauver de la folie celui que ces ruines intérieures entravent et détruisent.»
Cette conclusion est super intéressante, car elle nous donne une des fonctions principales de l’art. Argument de plus pour prouver à ses détracteurs que l’art et la culture sont essentiels à nos sociétés.
Vernissage de KortuneFookie ce samedi!

coins
Vernissage-événement pour le projet d’art public interactif KortuneFookie!
Samedi 27 juin de 13 à 17h. Venez prendre un verre de Fookie!
Coin Fairmount et avenue Du Parc dans le Mile-end.
Galerie Articule 262 Fairmount O.
Le projet sera installé à l’extérieur pour tout le mois de juillet.

carte pour aller chez Articule
Expérience esthétique de la ruine
Je suis frappé par l’ouvrage Ruine de Sophie Lacroix. J’étais tombé sur ce petit livre au Centre George Pompidou ce printemps et il jonchait sur le dessus de ma pile «à lire» depuis.
Hier, j’ai presque totalement dévoré ce petit manuscrit d’une centaine de pages écrit par une professeure qui se spécialise dans le sujet.
Ce qui est bien, c’est qu’elle ne fait pas exclusivement référence aux ruines telles que représentées dans les oeuvres d’art, mais s’attarde plutôt sur le concept opératoire du sujet; la signification de la ruine pour l’être humain et son importance vitale dans le processus d’émancipation et comme processus archaïque.
L’expérience des ruines serait une expérience du sublime beaucoup plus qu’une expérience esthétique, dans ce sens que la ruine nous donne à voir tout le possible de ce qui n’est plus, d’un commencement idyllique.
«…les ruines sont moins un spectacle qu’une expérience, car celui qui contemple est touché et transformé.»
C’est la force d’attraction de la ruine. Cette proximité avec le désastre, mais également notre distance face à celui-ci. C’est que la ruine s’attarde à toucher notre imaginaire, à le nourrir d’impossible et de possible. Ce sont des lieux où tout demeure concevable. Voilà pourquoi la ruine vient tant nous chercher et nous saisir intérieurement.
Par ailleurs, il est fascinant de constater qu’un changement de paradigme de la ruine s’est opéré avec l’avènement des guerres mondiales. En effet, les ruines ont pris une tout autre signification, amplifiant plutôt le sentiment de disparition lié avec elles. «… les ruines de guerre ne disposent plus à rêver à d’autres réalités, mais forcent à reconnaitre l’effet de violences trop humaines.»
C’est peut-être un héritage collectif qui contribue à ce que notre société moderne soit fascinée par le neuf et a peur qu’une patine du temps s’inscrive sur toutes choses (humaine ou matérielle). Dans son absence, la ruine ne peut plus opérer sa fonction primordiale et nous enseigner «l’expérience de la perte».
Spéculation intuitive.
Pourtant, les artistes et architectes contemporains ont compris l’importance des friches industrielles et surtout de leur réactualisation à travers des projets de réhabilitation et de réappropriation de ces lieux. Une sorte de conjuration afin de se libérer des utopies (modernes) qui ont engendré ces paysages désolés.

Ruine
6 min 40, ça passe vite
Mission accomplie pour cette première présentation à Pecha-Kucha. Le format de ces soirées est vraiment intéressant et permet de voir plusieurs projets différents; mais sans jamais s’étirer dans le temps. Les réactions live lors de la présentation des mes images ou d’informations relative à la diffusion de KortuneFookie étaient agréables à voir. Surtout lorsque j’ai confirmé que le projet, qui roule depuis presque deux ans, sera enfin à Montréal cet été.
Voici le lien Facebook de l’événement avec les informations pour le vernissage : http://www.facebook.com/event.php?eid=92958041878
Merci à Boris et toute l’équipe de Pecha-Kucha Montréal; les informations échangées seront précieuses lors de la mise sur pied du chapitre d’Ottawa de l’événement. À surveiller cet automne.
P.-S. Déjà une cinquantaine de nouveaux petits textes cool reçut depuis la présentation d’hier. Aller ajouter votre grain de sel personnel si ce n’est déjà fait!
l’Arc-en-ciel de la Place des Arts

arc en ciel

arc en ciel
Cela dit, les passants et utilisateurs du lieu semblent très apprécier la pièce éphémère, ce qui est visé juste pour ce lieu public. Même une passante non inconnue (Mlle Marie-Josée Laframboise) a dû jouer à la photographe pour une dame très souriante qui tenait à se faire prendre en photo devant l’oeuvre.
La sculpture éphémère est réalisée par Philippe Allard et Justin Duchesneau. Cool effet.

Marie-Josée Laframboise
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur KortuneFookie…
Étant à Montréal pendant une soirée Pecha-Kucha (finalement!), je saisis l’occasion offerte par cette tribune pour aller parler de mon projet d’art public interactif. Et à trois semaines du vernissage, le «timing» est tout de même bon! La liste des autres présentateurs est encore tenue secrète-je ne peux en divulguer plus-mais le déplacement, pour cette 12e édition, en vaudra assurément la peine!

Les soirées Pecha Kucha sont de véritables plateformes d’échanges et de rencontres interdisciplinaires organisées avant tout avec l’objectif d’offrir une tribune publique où les créateurs de tous horizons présentent leurs réflexions et leurs processus sur des projets réalisés, en cours de réalisation, ou même auxquels ils rêvent encore. Le concept est simple : chaque participant présente 20 diapositives qu’il commente pendant 20 secondes.
Entrevue radio pour le projet KortuneFookie
Entrevue radio ce lundi 8 juin 2009 à l’émission des 4 à 6 culturel avec Arnaud Aubin sur les ondes de CIBL Radio-Montréal 101,5 FM.
Gregory Chantonsky

Gregory
Je suis tombé sur un projet de l’artiste Gregory Chantosky qui nous relate, de façon interactive, les moments forts de son histoire personnelle.
Son projet, Soundtracking my life, présente une ligne du temps sonore et imagière des artistes, événements et émissions de télévision qui ont marqué sa vie, ou plutôt accompagnée celle-ci (de là le titre de soundtrack). Je m’y suis reconnu à quelques endroits. L’Interface est simple et intuitive et fonctionne très bien pour ce type de projet. Sur le site, il faut bouger de droite à gauche pour modifier l’âge auquel le contenu fait référence (trop cool à 7 ans). C’est drôle de constater qu’une génération entière ait été formée aux mêmes images. Ces images à leur tour deviennent des canons et ensuite des paradigmes immuables. C’est bon de parfois revenir aux inspirations d’origine. L’authenticité qu’elles recèlent aide à mettre les choses en perspective.
Gregory travaille l’interactivité, la photographie et la sculpture et tente, par ces moyens, d’«interroger notre relation affective aux technologies». Son site est très dense (autant que le nombre de ses réalisations). Il a également été professeur invité à l’école des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
Site Web et propos intéressants.
Mon-Ha
Je suis retombé sur une citation enfouie dans le coeur de mon ordi. Une citation tirée d’un catalogue d’exposition d’une expo sur la sculpture contemporaine japonaise intitulé A Primal spirit. Le livre présente une dizaine d’artistes et leur production sculpturales très matérielle et sensuelle en bois. Je me souviens d’avoir vu ce livre à la bibliothèque de l’UQAM lorsque j’étais étudiant. J’avais noté, intuitivement, la citation sans pouvoir en exprimer complètement toute la subtilité. C’est dense et à la fois simple, comme à la manière des japonais en fait. Maintenant avec le recul, je crois pouvoir ajouter quelque chose de personnel.
«A world in which images have been objectified by representation is, for that very reason, an indirect world…congealed as man wants and not left as it is, (in which) we are confronted not with the world itself but with human will. The world is no longer telling us about itself but has been transformed into an “object” that tells of man’s image»1
Ce texte nous parle du monde de l’image, de la société de l’image et de la place que les apparences occupent dans nos vies contemporaines. Les nouvelles générations sont immergées dans le faire-savoir (à l’opposé du savoir-faire), et ce changement de paradigme entrainne forcément un rapprochement avec l’image, avec la construction d’image et une attention à la représentation. Mais cette représentation n’est pas nécessairement objective, elle est plutôt construite. Nous sommes maintenant immergés dans un monde d’images construites par la volonté des hommes. Ces images n’ont plus forcément de rapport avec la réalité, avec la phénoménologie qui les ont inspirés, mais plutôt modelés par les fantasmes2 et les aspirations des hommes.
Par extension, ce texte nous parle de la distance que l’homme entretient de plus en plus avec les processus naturels. Cette distance n’augure rien de bon dans mon livre; la preuve est dans l’état actuel de l’environnement. En étant loin des processus fondamentaux, il est difficile d’en saisir les fonctionnements et toutes les interrelations. Encore plus notre propre position au sein de ceux-ci.

Primal spirit
1-Lee Ufan, “In search of encounter” (in Japanese), Bijutsu Techo 22 (February 1970) : 15-16; Translation by Yumico Yamazaki published in Masahiro Aoki, “Towards the Presentation of a New World, ” in Lee Ufan : Traces of sensibility and Logic (exh. cat., Gifu : Museum of Fine Arts, 1988), 73.
2-Le fantasme suprême serait d’imposer la volonté de l’homme sur celui de la nature et ainsi d’en modifier les cycles immuables; la vie éternelle.
Test d’étanchéité : réussi
La météo annonçait 50 mm de pluie pendant la nuit de jeudi à vendredi. Excellente opportunité pour tester l’étanchéité du cookie avant de le regarnir de ses éléments électronique. Il a passé le test haut la main! Aucune goutte d’eau n’a pénétré à l’intérieur de la borne interactive construite en cèdre rouge de l’ouest. Ne reste qu’à emballer le tout pour le grand déménagement vers Montréal pour la fin juin.

Écrivez votre petit mot sur le site KortuneFookie
ex Metz
Voilà, le personnage a hier soir tiré sa révérence devant ses ex, amis et collègues (peut-être même ses ennemis, qui sait!) C’est que le style flamboyant de Frédéric Metz n’a jamais laissé personne indifférent. C’était son branding personnel, cette manière désinvolte d’émettre des opinions tranchées sur le design. On peut adorer, critiquer ou ne pas aimer, mais il a su, à sa façon, mettre le design sur la place publique québécoise et initier des réflexions sur ce domaine qui ne défraie pas toujours la manchette comme peuvent le faire les autres arts majeurs. Pourtant, le design est présent à chaque instant dans toutes les sphères de nos vie. Frédéric se sera démené pour que les objets et images du design qui nous entoure soient des projets bien conçus, pertinents et esthétiques. Une passion qu’il a su transmettre à toute une génération de designers.
Dans ses mots sur le travail de professeur qu’il a exercé pendant 32 ans : «C’est un vrai métier qui, selon moi, demande un engagement total et dans lequel il n’y a aucun clivage entre la vie privée et la vie professionnelle. C’est une façon de penser, de vivre sa matière chaque instant, en la renouvelant sans cesse.»
Il a véçu et vivra selon ce crédo. Au revoir Frédéric!

La seule photo que je possède de l’événement; mon ami Nico Saint-Cyr en pleine danse du I-phone après moult coupes de champagne!
Nouveau CD de mon frangin

Petit aparté sur ce Blog : une annonce musicale. C’est que l’événement mérite attention; le deuxième album studio du groupe Omnikrom de mon petit frère sort aujourd’hui. Comme à la télévision est un album hip-hop un peu plus pop que les précédents. Un virage qui s’imposait j’imagine. (Difficile à dire, car ce n’est pas tellement mon genre de musique!)
Je vais probablement aller faire mon tour au lancement ce mardi au Club Soda. Le groupe fera également partie du spectacle de la Fête nationale sur les plaines d’Abraham le 23 juin. C’est quand même gros ça! Dans leurs mots :
«Tout le monde sait que c’est LA place à être pour la St-Jean, le plus gros party de l’année et nous aurons la chance de jouer vers 1h30 du matin, quand le party est ben pogné.»
Félicitation Gab!
Ailleurs, c’est mieux qu’ici!
«Ailleurs, c’est mieux qu’ici.
Confondant le fleuve avec un lac, le lac avec la mer et la mer avec l’océan, je finis par croire que je ne suis venu au Québec que pour confirmer la validité de mes illusions qui me font croire qu’une chose en est une autre, ou deux, ou trois, ou plus encore; et qu’il fait encore bon se tromper sur le sens et les distances entre les choses, sur leur validité. Les confondre, les échanger, les inverser, les transformer…
Une sorte de dyslexie du regard positive car productive.
Il m’apparaît aujourd’hui que c’est bien là la seule façon de s’en sortir, de survivre à l’idée qu’ailleurs, c’est mieux qu’ici! ; imaginer le réel et réaliser son imaginaire!»
Lorentino, centre Est-Nord-Est, été 2003.
Ce texte, tiré du Memento 4, édité par le centre d’artiste Est-Nord-Est, fut écrit par Lorentino, un artiste français qui a occupé mon atelier avant ma résidence d’automne en 2003. Sans le savoir, il fait écho à mon article sur la multitude possibilité et de choix qui nous entoure, Too many réseau contact. Il parle de la même problématique mais en d’autres mots. Il offre également une porte de sortie à cette problématique à travers la création, l’imaginaire.
C’est qui pousse les artistes et créateurs à toujours créer, à toujours s’émerveiller. En dehors de toute contrainte, commande ou réseau. Ce sentiment d’urgence, d’impératif.
Inventer notre vie; c’est là notre plus bel ouvrage. Faut-il se le rappeler?
Kayak, coup de soleil et -6˚
Mon périple annuel d’ouverture des parcs nationaux a repris cette année. Je suis allé faire un petit tour du côté du parc de la Mauricie afin de reconnecter avec la nature et mettre un peu de côté les écrans et les claviers.
Cette année, j’ai emporté un kayak de mer afin de parcourir un plus grand territoire et profiter de la vue des falaises du lac Wapizagonke. L’hiver n’est pas si loin, des grosses parois de neiges qui s’accrochent aux arbres me le rappelaient sans cesse. J’ai assisté à un événement spectaculaire; un bloc de glace gros comme un fauteuil a décidé de se décrocher alors que j’observais la paroi. Quel fracas! Je n’ose imaginer avoir été SOUS sa trajectoire et recevoir tout le poids de cette neige compactée. Cet événement n’a fait que renforcer mon désir d’aller pagayer dans les eaux du nord avec les icebergs.
RÉSUMÉ
Coup de soleil sur les bras à force de ramer, baignade à 19˚ (66 F), et première nuit dans la tente à -6˚.
Pas chaud! avec seulement les ours, chevreuils et castor pour vous tenir compagnie. C’est assez bizarre de revenir à l’état de «proie» et se sentir vulnérable face aux animaux. Ça reconnecte avec quelque chose d’assez profonds en-soi.
La nuit était noire, mais c’est ce qu’il y a de beau dans la forêt; le matin avec un petit café, tout est oublié.

Fauteuil de glace

falaises

