L’artiste Vietnamien Pham Huy Thong

Pham Huy Thong

Pham Huy Thong


Belle rencontre en ce début de semaine chez le peintre hanoien Pham Huy Thong. J’ai pu voir les toiles qu’il prépare pour sa prochaine exposition qui aura lieu à la galerie Bui en novembre prochain.

Il m’a fait un survol commenté de sa production en cours. La presque totalité de ses toiles sont crées à partir de photos d’archives à saveur nationaliste. Il s’en inspire, tout autant que de l’histoire et de la mythologie vietnamiennes, afin de créer des oeuvres figuratives narratives. Ses pièces possèdent plusieurs strates de sens qui permettent, à un public sensible à l’histoire de ce pays d’Asie du Sud Est, d’en apprécier toute la profondeur et le regard critique. Mais ce sont de belles toiles avant-tout, qui sont réalisées dans un style très graphique et contemporain. Normal, car Thong était désigner graphique avant de devenir artiste à temps plein comme il le dit. Il a également enseigné à l’Université d’Hanoi dans le programme de design graphique. Donc beaucoup d’atomes crochus entre lui et moi.

Il m’a accueilli dans son atelier-résidence (situé près du meatmarket) avec du vin de riz. Il s’agit d’un alcool que l’on boit avec une paille de bambou à même le pot de céramique rempli de riz brun. Délicieux!

Par la même occasion, j’ai eu droit à mon cours d’histoire 101 sur Ho Chi Minh et sur la réalité de ce peuple en pleine révolution économique. Y’a pas à dire, le Vietnam est une nation en pleine croissance et chaque coin de pays possède son chantier de construction (petit et grand).

Vin de riz chez Pham Huy Thong

Vin de riz chez Pham Huy Thong

Jeudi, juillet 29th, 2010 Articles Pas de commentaire

Le sentiment d’urgence comme moteur de création

Depuis toujours, l’art a servi de véhicule pour exprimer des idées qui ne peuvent trouver leur place dans les communications ou discours officiels. Que ce soit des idées à contre-courant des modes de pensées établis ou qui offrent un autre point de vue sur une réalité contrôlée par le pouvoir en place, l’importance que revêt l’art comme véhicule d’un récit parallèle apparaît plus que vital.

C’est ce sentiment d’urgence de communication qui anime les trois artistes que j’ai rencontrés à la galerie Bui pour l’expo Tam Ta ainsi que quatre autres artistes venus du Myanmar (la Birmanie) pour l’événement. Pour ces artistes, la mission est claire: offrir une alternative face à des prises de position unilatérales et ouvrir les portes aux nouvelles idées. Dans ce cas-ci, aux idées qui viennent d’autres pays et d’autres cultures artistiques, mais aussi des idées locales qui sortent des conventions reconnues.

……….
Pour apprécier les différents niveaux d’expression de ces oeuvres, il faut connaitre (même sommairement) la réalité et l’histoire des pays dans lesquels elles sont produites. C’est la chance que j’ai eu lorsque j’ai discuté avec ces artistes du Vietnam et du Myanmar,et ai été immergé, ne serait-ce que pour un moment, dans leurs réalités, l’histoire de leurs pays ainsi que celles de leurs familles. J’ai put enter de comprendre comment tout ce baggage influence leurs façons de créer, les matériaux qu’ils utilisent et l’imagerie déployée afin d’arriver à leur fin. Car l’important ici est de dire une chose et d’en suggérer une autre.

Ces artistes font face à une difficulté supplémentaire (en plus d’une difficulté économique); leur oeuvres doivent être approuvées par le comité de censure avant de pouvoir êtres exposées! Un des artistes du groupe New Zero Art Space a d’ailleur présenté, ironiquement, la photographie du certificat d’autorisation délivré par l’officiel du Myanmar. Du pur délire! Certains artistes m’ont affirmés avoir au moins deux explications pour leurs oeuvres : une authentique non-censurée, et une autre préparée pour les agents du gouvernement. Car il faut être prêt, on ne sait jamais quand un agent « undercover » fera son apparition à une exposition ou à une table ronde comme celle d’hier.

Par chance, samedi à la gallerie Bui, aucun agent du gouvernement ne s’est présenté parce que l’événement a changé de lieu à la dernière minute et parce que la publicité n’a pu se faire de façon usuelle par manque de temps. Qu’à cela ne tienne, plusieurs jeunes artistes et étudiants sont venus écouter et voir ce qui se fait dans le monde, en dehors du programme officiel enseigné dans les écoles d’art du pays. Difficile à entendre pour le professeur que je suis, cette censure constante et répressive dans les contenus et les idées, même à l’école…

Ce travail d’éveil et d’introduction incombe donc à d’autres. C’est un des défis que relève Michelle Le Bui, co-diretrice de la galerie, c’est-à-dire de diffuser l’art contemporain actuel aux artistes et au public vietnamiens. Chapeau à tout ce groupe réunis par une cause commune; ouvrir les volets sur d’autres réalités. 
Ils sont animés par le feu sacré.

Expo Tam Ta :
Nguyen Van Phuc / Nguyen Huy An / Vu Hong Ninh / Nguyen Tran Nam

Commissaire : Tran Luong

Vu Hong Ninh

Vu Hong Ninh

Nguyen Tran Nam

Nguyen Tran Nam

Aye Ko, directeur du New Zero Art Studio

Aye Ko, directeur du New Zero Art Studio

Sur une note personnelle, l’idée de monter un événement Pecha Kucha, ici, au Vietnam, serait une occasion formidable pour fournir un outil de communication et de dissimination d’idées.

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Lundi, juillet 26th, 2010 Articles Pas de commentaire

Still [encore]

Voici ma chanson de l’été, composée et jouée par le groupe Great Lake Swimmers de Toronto.
Une inspiration sur laquelle s’accorder, pour les jours à venir.
Bonnes vacances à tous et à toutes!

sonSTILL / MP3

Still
I’m still turning myself to the great key
I’m still mining for light in dark wells
I’m still a frequency swaying, a leaf in the wind
I’m still searching for whispers in between yells
I’m still swimming in harmony, I’m still dreaming of flight
I’m still lost in the waves, night after night
I’m still an arrow unshot, fixed in a bow
I’m still a fire unlit, ready to go
I’m still loaded and waiting, with anticipation to fly
I’m still studying the patterns in the night sky
I’m still a note that’s unplayed, ink on a page
I’m still a cry in the night, lonesome and high
I’m still tuned to an instrument of greater and unknown design
I’m still looking for direction, some kind of sign
I’m still tuning myself to the great key, I’m still, I’m still

Mercredi, juin 2nd, 2010 Articles Un commentaire

Présentation du gros biscuit à DAÏMÕN

Présentation de mon projet interactif Kortunefookie au centre DAÏMÕN de Gatineau, du mercredi 12 mai au dimanche 23 mai 2010. Cette diffusion est une occasion pour amener le projet à un autre niveau en présentant l’abri qui accompagnera maintenant l’oeuvre dans tous ces déplacements. Cette microarchitecture est construite en cèdre rouge recyclé, en acier, en acrylique et avec de la cire d’abeille. Elle sert principalement de refuge au biscuit géant ainsi que de lieu de focalisation pour expérimenter ce petit rituel ludique.

Vernissage le mercredi 12 mai à 18h30. Venez obtenir votre fortune!


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Exposition Assembl*

Hier était le vernissage de l’exposition Assembl.com de mon ancien étudiant et collaborateur Christian Desjardins. Il vient de graduer du programme de computation arts de l’Université Concordia. Son projet, Tweetopolis, utilise la masse des messages déployés sur Twitter pour générer des fragments de textes scénarisés selon un ordre définis. Son application recherche, en temps réel, des mots clefs particuliers afin de les réintroduire dans sa projection numérique. La composition graphique est ainsi toujours renouvelée et unique.
Projet intéressant d’un designer/programmeur/artiste talentueux.


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Samedi, mai 1st, 2010 Articles Pas de commentaire

Mention coup de coeur pour mon projet de banc public à Carton Jaune

Le jury du 2e carton jaune a décerné la mention coup de coeur à mon projet de banc créé avec des barrières de construction « recyclées ». Un gros merci à la compagnie Beacon Lite ;)
Le premier prix revient à Eric Demay pour son projet Crayons de quignons.
Félicitations à Melinda Pap pour l’organisation de cet événement ludique.

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Participation au Carton Jaune de Punkt

Le deuxième concours de design organisé par l’Atelier Punkt comportait des règlements très simples; ça devait être jaune et subversif! J’ai donc conçu un banc public avec des barrières de construction recyclées. Pour la fabrication, j’ai créé une typologie d’assemblage très simple et utilisé uniquement les deux types d’éléments que l’on retrouve dans ces objets de construction (la barrière et le tréteau). Le résultat me plait bien (quand un projet est réalisé par plaisir…)
Le vernissage aura lieu le vendredi 30 avril à l’atelier Punkt de Montréal.

Après l’expo, cette pièce de mobilier viendra habiter mon bureau afin d’y recevoir les étudiants et les collègues.

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Dimanche, avril 25th, 2010 Projets personnels + groupe S27 2 commentaires

Road trip d’observation

Lorsque j’ai besoin d’air et d’inspiration, rien ne vaut une promenade en voiture sans aucune destination. Ce mouvement devient pour moi un espace de réflexion et de découverte ou tout est possible. Jamais je ne reviens bredouille; que ce soit avec des images photographiques ou (moins souvent) avec des dessins de lieux croqués sur le vif.
Pourtant, cet exercice manuel d’observation et de transposition vers le papier est essentiel à tout créateur. Combien d’entres vous dessinent une fois par jour?
Mon professeur Alfred Halasa nous demandait de le faire quotidiennement, mais je n’y arrive pas bien entendu! Le dessin est comme le vélo, on n’oublie jamais, mais on devient tellement meilleur à le pratiquer plus souvent.

Voici une petite église découverte dans la campagne près d’Ottawa.

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Vendredi, avril 16th, 2010 Articles Pas de commentaire

_ _ make a road for the spirit to pass over

solstice/flyer promotionnel

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La pertinence d’une discussion avec un ami philosophe me pousse à poursuivre cette réflexion avec vous. Voici le topo : malgré la proximité des autres et les innombrables gadgets de communications actuels, il semble que nous soyons toujours et de plus en plus, seuls avec nous-mêmes. Le défi est d’apprendre à vivre avec cet individu qui a parfois des idées, envies et désirs conflictuels.

C’est probablement ce qui fait notre humanité; cette propension si facile à pencher vers le paradoxe. Est-ce du fait de notre «double» constitution, ce corps physique et cet esprit intangible? L’idée est de balancer les deux dans cet univers matériel où notre désir d’absolu ne cesse de crier au secours. Les nouvelles technologies et la société de l’image ne font qu’augmenter cette distance entre ces deux pôles aux besoins si conflictuels. Comment évoluer avec nos gadgets et la facilité qu’ils procurent sans perdre de vue ce qui constitue notre humanité? Malheureusement, la mesure actuelle du progrès se résume à ceci : plus une société exerce un contrôle sur la nature et ses processus, et plus elle est considérée comme développée!

Faudrait-il changer notre barème?
Considérer d’autres aspects?
Sinon, jusqu’où cette ligne de pensée nous conduira?
Je n’en connais pas la mesure. Mais comment peut-on se distancier de ce qui fondamentalement nous compose et supporte le fait même de notre existence? C’est être profondément inconscient que toute chose fait partie d’un ensemble interconnecté et interrelié.
La distance que nous mettons entre nous et la nature m’inquiète de plus en plus.

Cette réflexion personnelle est nourrie par la lecture récente du livre de la chercheuse suédoise Bodil Jönsson, 10 considérations sur le temps. Ce livre traite d’un sujet qui nous concerne tous, mais qui est rarement abordé dans son essence, notre relation au temps (peut-être faute de temps!). Elle pose les questions suivantes : comment en avoir plus? Comment moins le fragmenter? Comment prendre le temps pour réfléchir et penser dans cette société en constante «révolution» où la technologie subjugue le paysage communicationnel? 41D44340E8L._SL160_AA115_

Il semble que la progression exponentielle de la technologie (exécutée par la collectivité) soit très différente du rythme naturel humain (qui lui est personnel). Je crois que c’est un peu pour cette raison que les changements sont si lents à opérer dans la collectivité; car ils doivent se faire à partir de chaque individu.

Le 3e siècle sera spirituel ou ne le sera pas (qui a dit ça au juste?)

*Je sais que mes observations peuvent paraitre denses ou fragmentaires, c’est que je rédige présentement deux articles; un sur la porosité entre les arts et le design, l’autre sur le sujet de la transformation dans le design (pour le magazine PICA).

Réflexion en cours donc.

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Jeudi, avril 8th, 2010 Articles Un commentaire

Pecha Kucha Ottawa #2 : intensité

Indeed, soirée intense pour ce 2e Pecha Kucha Ottawa. Le public a pu assister à des présentations sensibles qui ont résonné à plusieurs égards. Que ce soit l’humour et la passion de Denis A. Pettigrew sur l’importance de l’art dans la ville, la solennelle lecture de poésie de Chantal Ringuet ou l’authentique récit de Yves Steinhauer, aucune présentation n’a laissé l’audience indifférente. Une soirée tout en contraste avec la première qui avait un caractère plus pop et médiatique. Pour paraphraser M. Gump : les soirées Pecha Kucha sont comme une boîte de chocolat; vous ne savez jamais ce que vous allez y trouver…

Notons finalement le bilinguisme prédominant dans la majorité des présentations. Ce fait renforce la mission que s’est donnée l’équipe organisatrice de l’événement : rapprocher les deux côtés de la rivière.
Et chapeau pour l’éclectique set du musicien-DJ Michael Caffrey.
Very interesting!

Denis A Pettigrew

Denis A Pettigrew

Christopher Redmond

Christopher Redmond

Chantal Ringuet

Chantal Ringuet

Yves Steinhauer

Yves Steinhauer

Andrew Plumb

Andrew Plumb

Michael Caffrey - DJ

Michael Caffrey - DJ

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Vendredi, avril 2nd, 2010 Articles Pas de commentaire

2e Carton Jaune : Atelier Punkt

L’atelier de design Punkt lance son 2e concours annuel Carton Jaune. Le concours se veut un exercice dans le design d’éléments usuels subversifs. Plusieurs contraintes sont imposées; notamment la reproductibilité, le détournement subversif de l’usage et surtout, la prédominance de la couleur jaune. Voici le lien pour y participer.

«Les objets proposés doivent être
fabriqués principalement de matière
jaune. Il peut s’agir de maquettes
ou de prototypes, pourvu que
ceux-ci soient à l’échelle réelle et
facilement reproductibles en série
(i.e.: utiliser des matériaux et des
procédés peu dispendieux).»

Atelier Punkt
5333, av. Casgrain . local 205 A
Montréal . Québec . H2T 1X3
514 458.7960
info@atelierpunkt.com
MP-APunkt-W260

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Lundi, mars 29th, 2010 Articles Pas de commentaire

Présentation poétique à Pecha-Kucha Ottawa #2

Question de pousser la collaboration avec l’auteur Chantal Ringuet un peu plus loin, nous avons décidé de participer à la prochaine soirée Pecha Kucha Ottawa qui se tiendra le mercredi 31 mars prochain. Elle récitera des poèmes extraits de son livre Le sang des ruines. C’est moi qui me chargerai de la partie visuelle de la présentation en créant un récit photographique avec mes images de lieux en friches. Le résultat devrait se situer quelque part dans ce que l’on pourrait qualifier de performance poétique multimédia (!)

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Labours / 2008 / Nouveau-Brunswick

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Concours sur les postes d’attentes des Taxis

Voici un concours intéressant qui fait appels aux designers afin d’imaginer les nouveaux postes d’attentes des Taxis de Montréal. Ce qui est le plus merveilleux, c’est que ce concours fonctionne de façon anonyme; donc tout le monde peut participer et c’est l’idée la plus intéressante qui prendra le dessus. Enfin!

Le concours « Le taxi prend ses aires! » est l’un des cinq shuko, ou défis de création initiés par le maire de Montréal dans le cadre de la soirée Pecha Kucha des élus, le 30 septembre 2008. Il s’inscrit directement dans la poursuite des engagements pris par la Ville et les partenaires du Plan d’action 2007-2017 – Montréal, métropole culturelle visant, entre autres, à promouvoir l’excellence en architecture et en design. »

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Un autre projet sur la table à dessin.

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Lundi, mars 15th, 2010 Articles Pas de commentaire

Forme = Fonction

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Samedi, mars 13th, 2010 Articles Pas de commentaire

La route; Cormac McCarthy

Je viens de terminer le roman de science-fiction La route. Je devrais parler ici d’un livre d’anticipation, car les événements se déroulent dans une temporalité proche de la nôtre, et c’est plutôt la situation qui est extraordinaire; les deux protagonistes se retrouvent dans un univers postapocalyptique où la survie dépend de chaque instant, de chaque geste. La fin du monde devenue réalité.

Aucune ville n’est nommée, aucune référence aux événements qui ont engendré ces paysages désolés et qui ont plongé les deux personnages dans la course à la survie. Tout ce que l’on sait d’eux, c’est qu’il s’agit du père et de son fils et que ce dernier est né pendant le cataclysme qui est au coeur du livre. Leur objectif; prendre la route pour rejoindre la mer vers le sud, dans l’espoir de retrouver un environnement (physique et humain) plus clément. Car l’instinct de survie manifeste chez les quelques hommes encore en vie a tué la majorité de leur moralité et plusieurs s’adonnent au cannibalisme.

Je parle de ce livre, car les images et l’esprit du lieu de fin du monde qu’il a fait ressurgir en moi sont forts et puissants. La façon dont McCarthy décrit la désolation régnante est palpable et remplie de mélancolie. À chaque maison qu’ils visitent, à chaque ville qu’ils traversent, à chaque événement qu’ils rencontrent, l’auteur nous décrit le paysage, les textures, les odeurs et la couleur des lieux. Mais il décrit également la mémoire de ces artéfacts et de ces espaces, l’usage que l’on en faisait lorsque tout était normal… On sent l’entropie qui s’est emparée de nos constructions et de nos objets (futiles à ce point, car la seule énergie qui subsiste est le feu). On sent la fin de l’humanité à chaque page.

La lecture de ce livre induit un exercice de réflexion sur nos valeurs et l’importance qu’occupent nos possessions matérielles modernes. Ce roman porte en son sein une lumière puissante qui nous fait redécouvrir ce que peut vouloir dire être humain, après que tout soit disparu.

Ce livre a gagné, en 2007, le Prix Pulitzer.

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L’Image est tirée du film.

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Mercredi, mars 10th, 2010 Articles Pas de commentaire