Impressions de Québec
Quelques images en vrac, prises avec mon iPhone.
Nature morte de Québec

Patin au palais Montcalm


Hôtel de glace :(
Lors de mon passage à Québec, je n’ai pu m’empêcher d’aller visiter L’hôtel de glace. Mon imaginaire était enflammé par toutes ces images, notamment La ligne du temps construite par Pierre Thibault pour le Carnaval de Québec et toutes ces photographies de la version suédoise qui circulent depuis longtemps.
Pierre Thibault, La ligne du temps / Carnaval de Québec / 2000 / Crédit photo Alain Laforest.
C’est donc avec anticipation que je me suis rendu à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour voir l’ouvrage qui s’étend sur une superficie de 3 000 m2, et dont la durée de vie est de 3 mois (de janvier à avril).
Il faut tout d’abord dire que la construction de l’hôtel ne suit pas le modèle des igloos inuits. Dans ce sens que les bâtiments ne sont pas fabriqués avec des blocs de neige ou de glace empilés, mais bien « moulés » par de successives strates d’eau gelée provenant du lac Saint-Joseph. D’ailleurs, des toits de silos de ferme sont utilisés afin de servir de moule pour les toits des différents bâtiments de glace. La trace des structures de silo est apparente dans les voûtes. C’est une façon efficace de former ces habitations de glace.
Là où ça se gâte, c’est que ce projet ne peut cacher qu’il est un exercice d’image cosmétique. C’est un endroit qui célèbre une certaine image de la nordicité à grand renfort de clichés empruntés aux autres pays nordiques (au lieu de créer ou célébrer les nôtres). Entendez-moi bien, ce projet n’est pas une coquille vide, mais plutôt un Disneyland pour adultes. Une sorte de non-lieu construit dans le stationnement (eh oui!) de la Station touristique Duchesnay. Donc aucune relation directe avec un semblant d’environnement ou de lieu (pourtant, la proximité du lac Saint-Joseph offrait pleins de possibilités, jouer avec cet élément, la pêche sur glace, utiliser la transparence, etc.). Mais non, dans ses conditions actuelles, l’hôtel pourrait être construit sur n’importe quel autre site; pourvu qu’il y règne la température nécessaire…
Voici les photos :
C’est donc une architecture d’intérieur, car les formes et volumes extérieurs sont quasi inexistants, voir sans intérêt. Mais même si l’accent est mis sur le design d’environnement, le mobilier et les éléments décoratifs (fort ouvragé je dois l’admettre et féliciter les sculpteurs), l’intérêt architectural de cette construction demeure en fait très limité. Pourtant, la sensibilité de plus en plus marquée du public face à la qualité des espaces architecturaux ainsi qu’une préoccupation pour l’environnement naturel appel à plus. Je pense qu’on rate ainsi une belle occasion d’amener ce projet à un autre niveau en se contentant de répéter, année après année, le même type de construction et de programme.
>Petite lueur d’espoir : la chambre la plus intéressante est celle produite par l’équipe de l’UQAM et de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un exercice de style cubique. Ici aussi le cliché est évident, mais le résultat inspire un sens du lieu; on se sent dans un endroit qui a une identité propre et unique. Espérons que ce sentiment s’étende au bâtiment et à sa structure même dans les prochaines années. Pourquois ne pas en faire un concours?
Déception.
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Et encore l’inukshuk qui n’indique rien mais sa propre présence!
Utilisé pour son image et comme un nain de jardin.
Say cheese Folks!
Deuxième événement Pecha Kucha Ottawa
Pour faire suite au succès de la première soirée Pecha Kucha Ottawa, nous sommes heureux de vous présenter la deuxième édition de cet événement dans la région de la capitale nationale.
Il subsiste quelques places pour des présentateurs. Si vous avez envie de présenter ou connaissez quelqu’un qui voudrait bénéficier des grandes vertus thérapeutiques de faire un exposé de 6 minutes 40 secondes devant un auditoire captivant et généreux qui vous comblera de bonheur par un chaleureux applaudissement sincère et assourdissant, alors nous vous enjoignons de nous faire signe et de préparer vos 20 images pour votre présentation.
Vous pouvez nous parler de ce que vous voulez dans le monde de la création actuel, l’important c’est que ça vibre !
Voici le lien pour vous inscrire et celui du groupe Facebook.
Les affiches que j’ai concoctées pour l’événement :


Lancement du livre Le sang des ruines au salon du livre de l’Outaouais
Le livre qui présente 9 de mes photographies de friches industrielles sera lancé au Salon du livre de l’Outaouais cette fin de semaine. Vous pouvez vous prévaloir d’une entrée gratuite en imprimant l’image ci-dessous et en la présentant au guichet du Salon.
L’auteur Chantal Ringuet sera sur place pour vous rencontrer.

NON au privé à la tête des Universités
« Avec le projet de loi 38 sur la gouvernance universitaire, des représentants de l’entreprise privée pourront diriger les universités québécoises. Majoritaires aux conseils d’administration, ils fixeront les grandes orientations des universités. Les cours et les services offerts, les conditions de travail, la recherche, la création et la vie académique dépendront de leurs décisions.
La nature même de l’institution universitaire, qui est d’intérêt public, en sera transformée. Cela porte atteinte aux principes fondamentaux de liberté intellectuelle, de collégialité et d’accessibilité qui ont permis, depuis 40 ans, la démocratisation et l’expansion de l’enseignement universitaire au Québec.
Plutôt qu’une loi sur la gouvernance, le Québec a besoin d’un plan de développement des universités. »
Exigeons le retrait du projet de loi 38 et la tenue d’États généraux sur l’université québécoise.
Signez la pétition électronique, sur le site de l’Assemblée nationale du Québec, à l’adresse qui suit :
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=99
IL Y A URGENCE : la période de signature se termine le 6 mars.
Pour plus de renseignements, consultez www.fqppu.org OU www.loi38.com
EKO/ECHO Expo-bénéfice pour Haïti

Il y a environ deux semaines, au lendemain de la catastrophe qui a secoué Haïti, mon ami Rafael Sottolichio m’a fait parvenir un courriel simple, mais explicite; «Si vous êtes intéressé à participer à cette exposition-levée de fonds au profit d’Haïti d’une façon ou d’une autre, faites-moi signe.»
L’appel était clair et sans équivoque, il organisait une exposition-bénéfice de 3 jours éclair pour venir en aide à ce pays dévasté. Beaucoup de réponses, beaucoup d’artistes, peu d’espace, donc accrochage de type salon pour des oeuvres picturales. Je donnerai ma photographie La chambre verte, celle-là même qui fera la couverture du livre de Chantal Ringuet.
Les profits seront versés intégralement à cette levée de fonds.
Une autre façon de faire un petit geste.
Directions pour aller à la Galerie du Viaduc.

La chambre verte, Carrière de Wakefield, 2007
Pecha Kucha Ottawa no.1 : 200 personnes!
Vif succès pour cette première soirée Pecha Kucha à Ottawa. Le théâtre de la cour des Arts était plein à craquer! Un gros merci à toute l’équipe qui m’entoure afin de réaliser cet événement de grande envergure. Un merci spécial à Christian Desjardins qui a accepté de prendre la place, à pied levé, de la première équipe de présentateurs qui n’étaient pas encore arrivés à l’ouverture des projections. Sa présentation – un exposé sur ses recherche sur les nouvelles technologies parsemée d’humour – a pavé la route pour cette première édition. Les présentations bilingues ont été fort appréciées de même que la performance (soft core) de Thomas Grondin.
C’est un rendez-vous pour la deuxième édition, le mercredi 31 mars prochain!





101 Things I Learned in Architecture School
Le livre 101 Things I Learned in Architecture School est une petite perle en soit. Les 101 chroniques sont toutes présentées sur deux pages (ou un spread dans le jargon) avec d’un côté une image et de l’autre une petite capsule textuelle.
L’auteur, Matthew Frederick, présente des idées simples comme la meilleure façon d’esquisser une ligne à des théories comme l’espace spatial négatif ou les problématiques de circulation dans les bâtiments. Un livre à recommander à tout les créateurs qui sont intéressés par l’architecture et qui désirent avoir une entrée accessible en la matière.
J’ai relevé une citation particulièrement intéressante qui parle de la qualité des idées et de l’apport de l’ordinateur dans le processus créatif : «When overused as a design tool, however, computer drafting programs can encourage the endless generation of options rather than foster a deepening understanding of the design problem you wish to solve»
Traduit librement : Lorsque surutilisés dans un processus de design, les logiciels de dessins encouragent la génération d’options illimités et détournent de la compréhension profonde et de la recherche de solution tangible au problème posé.
…C’est un des dangers que les nouvelles technologies apportent avec leur lot de liberté. J’ai souvent vu ceci dans mes classes et mes ateliers. L’accessibilité et la facilité de manipulation des logiciels de design favorisent trop souvent une variation ou des itérations sur un même thème. Ce ne sont pas toujours des idées qui sont générées, mais trop souvent des styles qui sont reproduits. Aujourd’hui, presque tout le monde peut s’improviser designer (car les outils sont si facilement accessibles), mais être capable de manier les outils ne signifie pas être en mesure de répondre pertinemment à une problématique posée. L’intelligence, l’intuition et la créativité authentique demeurent les meilleurs outils pour alimenter tout processus de design.

Rayon de bonhomme d’hiver
Ça faisait très longtemps que je n’en avais pas vu dans la ville, de petits bonhommes de neige spontanés. Ça m’a fait une joie immense de les voir les deux ensembles.
Un rayon de soleil dans cette grisaille de janvier.

Design like you give a damn ; architecture de l’urgence
Dans ce contexte de séisme épouvantable à Haïti, le livre Design like you give a damn, m’est apparu comme des plus pertinents à reconsulter-mis à part le fait de faire un don à la croix Rouge évidemment!
C’est un superbe livre qui regroupe toutes sortes de projets créés dans un seul but; répondre, à l’aide de design inventifs et intelligents, à des problématiques d’urgences humanitaires. C’est inspirant de voir des projets dirigés par ce genre d’impératif. Trop souvent, les designers et architectes sont loin des populations, régions et événements où ils seraient le plus demandés. Le design peut répondre à tellement de problèmes quotidiens par des solutions intéressantes, esthétiques, sensibles et intelligentes. Ce livre en est un témoin exemplaire. Le monde a besoin de plus d’investissement dans le bon design et l’architecture réfléchie.
L’image ci-dessous est tirée du livre et présente une pompe à eau doublée d’un tourniquet. Apportant ainsi un côté ludique à un geste qui demeure quotidien pour certaines populations; pomper manuellement leur eau. Ici, obtenir de l’eau devient un jeu d’enfant.

Site de la Croix Rouge Canadienne pour faire un don en ligne.
Collaboration photographique au livre de Chantal Ringuet
9 de mes photographies viendront s’ajouter au recueil de poésie de l’écrivaine Chantal Ringuet. Le livre, intitulé le Sang des Ruines, a pour thème les conséquences des conflits armés sur le paysage humain ainsi que les ruines plus personnelles qui nous habitent chacun. Pour cette oeuvre, Chantal Ringuet a reçu le prestigieux prix littéraire Jacques-Poirier. Le livre sera lancé lors du 31e Salon du Livre de l’Outaouais, en février prochain, où elle sera l’invitée d’honneur.
Mme Ringuet m’a contacté afin de voir la possibilité d’inclure certaines de mes oeuvres photographiques dans son ouvrage. Comme mon travail photo traite beaucoup de l’esthétique des ruines et que son texte me parlait beaucoup, cette association a semblé toute naturelle.
Pour ce faire, j’ai travaillé à partir du texte de Chantal afin d’associer des extraits qui semblaient résonner avec certaines de mes photographies. Par la suite, j’ai établi une séquence, une scénarisation du récit en image qui vient appuyer la trame narrative de l’oeuvre écrite. En fait, les oeuvres photographiques accompagnent certains poèmes et y ajoutent une dimension visuelle; une autre strate de sens.
J’ai bien hâte de voir ce livre, la matérialisation de cette belle collaboration.
Le Sang des Ruines, coopératives d’édition les écrits des hautes terres
Les paroles, les gestes, le lieu; le feu
L’importance des récits collectifs dans la santé d’une société semble tranquillement redevenir d’actualité. On a qu’à penser aux nombreux conteurs qui connaissent un vif succès. Mais pas n’importe quels récits, des récits significatifs, qui aident les individus d’une société à se reconnaitre ou même s’émanciper. Une sorte de dialogue de la mémoire collective avec la mémoire individuelle. L’art, le design ou la création sont des façons de passer ces messages ou ces thèmes récurrents. Ceux-là mêmes qui aident à définir l’identité d’un peuple.
Comme le retraité critique de théâtre Jean St-Hlaire a dit récemment, à propos de certains artistes et du retour du conte dans notre société :
«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du « Je suis l’artiste qui vient proférer », mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»
«Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»
Jean St-Hilaire, tiré d’une entrevue réalisée par Isabelle Porter dans le journal Le Devoir.
Ça me rappelle un vieux récit qu’un de mes enseignants de l’époque, Benoit Favreau (homme de théatre également) m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. La source m’est inconnue, mais ça va comme suit :
De l’inspiration en barre!
Présentateurs pour Pecha Kucha Ottawa #1
La voici la voilà, la liste des 12 présentateurs pour la première soirée Pecha Kucha qui aura lieu à Ottawa. La liste est donnée en ordre alphabétique (L’ordre de présentation sera divulgué la soirée même!)
- Lee Bee / Architecture Carleton U
- John Brown / Cross-Generational Habit
- Mustapha Chadid / Sculptures d’acier
- Christian Desjardins / TweeX:Graphic Design + Collective Intelligence
- Thomas Grondin / Performance : Fait Maison
- Alёna Iouguina / Global warming throughout Earth’s history
- Marie-Hélène Leblanc / Directrice artistique centre Daïmõn
- Jay S. Lim / Architecture:Big things & little Rings
- Christine Moses / Ferme expérimentale centrale
- Carolyn Quinn / Landmarks, Not Landfill
- Yasaman Sheri / Design industriel, Carleton U
- Mike Steinhauer/ Directeur Musée Bytown : Le musée
En espérant vous voir nombreux la soirée du mercredi 27 janvier!









