Hong Kong—back to the future
Le paysage urbain de Hong Kong est bien connu, engendré par la silhouette de ses building iconiques dominant les montagnes environnantes. Et c’était un peu ce que j’étais venu chercher ici, la rencontre avec cette image de cette immense cité. Pour le reste, j’en savais peu, peut-être mis à part le récit d’un ami sur son expérience là-bas et que cette ville à statut unique fait à nouveau partie de la Chine. J’en quitte avec la même image, mais avec une idée du lieu renouvelée. Celle d’une ville résolument à cheval entre l’occident et l’Asie. D’ailleurs, le slogan de la ville le prouve bien : Asia’s World City.
L’échelle verticale est démesurée! Un paradis de la grille architecturale. Les buildings sont rectilignes, filiformes avec plein d’appendices; des climatiseurs, du linge accroché pour sécher, des excroissances permettant à leurs occupants de gagner quelques pieds carrés de plus, des panneaux de signalisation qui protubent dangereusement des façades, etc.
Dans un certain sens, j’ai trouvé Hong Kong plus intense qu’Hanoi que je viens tout juste de quitter. Principalement à cause du mode de fonctionnement de son économie et de son système politique. Hong Kong est bien entendu une cité plus raffinée, plus civilisée et surtout plus « glamour ». Mais c’est précisément ce qui m’a le plus frappé : l’omniprésence de l’acte de consommer; de dépenser. Les magasins partout, les marchands (de toute évidence à commission) qui s’empressent de vous demander votre besoin, votre DÉSIR! C’est peut-être ce contact avec quelque chose de plus près d’un mode occidental (économie de marché) que ce que j’ai expérimenté à Hanoi récemment (république socialiste) qui m’a interpellé. Une sorte de choc culturel, mais à l’envers. Un contact renouvellé avec l’omniprésence de la société de l’image; un retour vers le futur!
Difficile à comparer ces deux villes, mais Hanoi, dans toute sa rudesse quotidienne et son côté « jungle sauvage » (littéralement et métaphoriquement), abrite des gens qui habitent sur un mode plus simple, plus « primal ». Leurs gestes sont remplis d’une grande humanité, souvent dans leur expression la plus simple. Par exemple, en ces temps froids, les gens se font des feux à même le trottoir pour se réchauffer. Tout y passe; des vieilles chaises, des bouts de bois trouvés, des morceaux de charpentes, des branches ramassées, etc. Et les gens continuent à manger dans la rue, sur des bancs pas plus hauts que 20cm emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver. La vie à Hanoi est dure et agressante, mais le contact avec les autres semble authentique et plutôt se fonder sur l’univers collectif (partage de la sphère publique) que sur un sentiment individuel (recentrement vers la sphère privée).
C’est ce contraste entre ces deux univers qui me saisit aujourd’hui. L’héritage du passé d’Hong Kong a grandement contribué à créer ce modèle particulier. En effet, le souvenir que ce lieu était encore, il n’y a pas si longtemps, une colonie anglaise demeure persistant. Ce passé se retrace dans les noms et les lieux physiques (paysage physique), mais surtout dans la façon dont les gens ont d’habiter la ville (paysage culturel). Hong Kong est vraiment une mégapole à statut unique dans une Asie plutôt socialiste. Fait intéressant, la monnaie locale témoigne de cette transition d’une colonie anglaise à une région administrative spéciale de la République populaire de Chine; comme la passation s’est faite récemment (en 1997), deux séries de billets de banque circulent simultanément. Une joie pour un designer graphique (mais un cauchemar pour les commis dans les bureaux de change Japonnais!)
Merci à Patrick A. pour ses suggestions et adresses.
Solstice d’hiver à Hanoi

solstice d'hiver sur le Pont Long Biên
Bien que l’hiver ait envahi le Vietnam (15° en moyenne à Hanoi), aujourd’hui il a fait 25° avec un soleil orangé diffus propre à l’Asie.
Quel sentiment de liberté, quelle lumière en cette journée, la couleur, la farniente, le temps s’est arrêté, l’été est revenu pour le temps d’un solstice d’hiver au Vietnam.
La photo fut prise sur le pont de Long Biên lors de ma rentrée dans la ville.
Pecha Kucha Night Hanoi
Les soirées Pecha Kucha sont arrivées à Hanoi! La deuxième édition de l’événement s’est déroulée à la Cinémathèque d’Hanoi le mercredi 7 décembre dernier. Les liste des 7 présentateurs, composé d’expatriés et de résidents de la ville, est disponible sur le site officiel. C’est vraiment bien que cet événement soit arrivé ici, la communauté de créateurs ne pourra s’en trouver que plus forte et rassemblée. L’événement était gratuit.
Pecha Kucha Night Hanoi 1
Pecha Kucha Night Hanoi 1
Content : Rem Koolhaas

Le livre de l’architecte Rem Koolhaas Content est un dense pot-pourri d’images, de textes et de graphiques portant principalement sur l’architecture, mais également sur l’urbanisme, la politique, la religion, etc. Sur la couverture, on peut y lire « Perverted architecture, Martha Stewart urbanism et al Qaeda Fetish », ce sont tous de bons sous-titres qui aident à définir le contenu de cet ouvrage. Ce livre fait suite à l’excellent SMLXL, un gros dictionnaire qui présentait le travail de la firme OMA-AMO et édité par l’équipe de l’agence canadienne Bruce Mau design. Mais si SMLXL présentait les projets réalisés de l’agence, Content s’aventure bien au-delà. C’est plutôt une sorte de manifeste brut d’idées et d’utopies de l’agence OMA-AMO et de sa tête dirigeante, Rem Koolhass.
Comme l’éditeur se plait à le dire en préface, ce livre est, au-delà de tout, un hommage à ce qui sont peut-être les plus grandes vertus de l’agence OMA-AMO – son courage, sa ténacité, sa quête quasi existentielle de l’inconfort, son engagement à s’impliquer dans le monde, à s’inviter par elle-même à des endroits où elle n’a aucune autorité, dans des endroits où elle n’appartient pas. Le livre image bien la philosophie de la firme OMA-AMO, qui consiste à appliquer le processus architectural dans sa pure forme pour tenter d’apporter des réponses à des questions d’ordre social, culturelle, organisationnelle, etc. En d’autres mots, d’utiliser la pensée et la culture du projet architectural pour réfléchir à des problématiques qui parfois n’ont rien à voir avec l’acte de bâtir (la finalité usuelle du projet architectural).
Graphiquement et matériellement, Content est vraiment à la lisière du magazine et du livre. Épais comme un livre (530 pages) mais imprimé sur un papier mince de qualité secondaire et parsemé de quelques annonces au début et à la fin du livre. Un spread (double page) en introduction donne le ton : deux personnages dessinés en noir sur fond rouge se demandent : «I’m not sure if this is a book or a magazine?» L’autre répond «Actually, I find the tension between the two super-interesting».
spread du livre Content
Designé par : &&& Simon Brown et Jon Link.

spread du livre Content
Diaporama sonore sur la ville d’Hanoi @ Urbania

1- J’ai réalisé un diaporama sonore sur la ville d’Hanoi pour le compte de la plateforme Web du magazine Montréalais Urbania. Les sons proviennent des lieux où les photographies ont été prises. Vous pouvez visionner le diaporama sur le site d’Urbania dans la section photoreportages.
2- Sur le même site, il y a aussi une petite entrevue blogeur de la semaine réalisée par Frédéric Guindon où je parle de mon blogue S27 avec plein de questions personnelles croustillantes révélées!
Exposition Poster for Tomorrow à L’UQO
«Soirée de vernissage réussie à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pour le lancement de l’exposition Poster for Tomorrow; un projet international indépendant à but non lucratif dont l’objectif est d’inviter les gens à réaliser des affiches. Il s’agit d’un concours pour susciter un débat sur des thèmes liés aux droits de l’homme et cette année c’est le droit à l’éducation.
L’UQO est la seule université francophone en Amérique du Nord qui accueille l’exposition et est fière d’annoncer que parmi les 100 meilleures affiches sélectionnées par un jury international constitué de graphistes de renoms se trouvent deux participantes de l’Outaouais : Louise Héroux et Roxanne Dupont. Mesdames Héroux et Dupont sont les 2 seules canadiennes dont les œuvres ont été retenues pour l’exposition internationale.»
*Source UQO.
Félicitations à ma collègue la professeure Valérie Yobé et toute son équipe pour avoir amené cet événement à l’École Multidisciplinaire de l’Image de l’Université du Québec en Outaouais.
Voici les 2 affiches Canadiennes retenues :

Je veux / I want to, Louise Héroux

Education is a right, Roxanne Dupont
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Commentaires récents
- francynedumouchel dans Hong Kong—back to the future
- clesse dans L’artiste vietnamien Pham Huy Thong
- c'est merveilleux de découvrir par ce site cette exposition sous-marine dont je n'aurais jamais vue. dans Jason Taylor : sculpture sous-marine
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