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Projet Web : The Wilderness Downtown, Arcade Fire
Le dernier projet Web du groupe Arcade Fire intitulé The Wilderness Downtown est une réussite à plusieurs points de vue. Pour sa chanson « We used to wait », le groupe a décidé de s’éloigner du vidéo conventionnel afin de proposer une expérience narrative et interactive unique.
Ce projet propose un scénario linéaire, mais avec une twist assez sympatique : une personnalisation du protagoniste par l’utilisation des technologies de données.
C’est l’expérience du récit, à travers le visionnement du film, qui permet à ce projet Web de se démarquer. En effet, au début de la séquence, il y a un champ de texte réservé pour entrer l’adresse de la maison de notre enfance. « La rue où vous avez grandi » serait une traduction libre assez pertinente! En entrant l’adresse, le site va chercher des images du quartier correspondantes et les inclut dans le film interactif. Alors, l’histoire s’adresse à nous, ou plutôt c’est en quelque sorte notre histoire personnelle qui évolue dans l’univers et la musique d’Arcade Fire.
L’esthétique du projet mélange des extraits de films apparaissant dans différentes fenêtres de l’interface, des graphiques et de la typographie générés par vecteurs, des images prélevées des sites de positionnement géographique de Google, etc.
C’est un projet Web utilisant le nouveau code HTML5 qui séduit par la beauté de sa trame narrative et la simplicité d’interaction nécessitée par l’utilisateur.
>> Cliquez ici pour y faire un tour
Ce film interactif est réalisé par Chris Milk et Chrome experiment.
Still [encore]
Voici ma chanson de l’été, composée et jouée par le groupe Great Lake Swimmers de Toronto.
Une inspiration sur laquelle s’accorder, pour les jours à venir.
Bonnes vacances à tous et à toutes!
Still
I’m still turning myself to the great key
I’m still mining for light in dark wells
I’m still a frequency swaying, a leaf in the wind
I’m still searching for whispers in between yells
I’m still swimming in harmony, I’m still dreaming of flight
I’m still lost in the waves, night after night
I’m still an arrow unshot, fixed in a bow
I’m still a fire unlit, ready to go
I’m still loaded and waiting, with anticipation to fly
I’m still studying the patterns in the night sky
I’m still a note that’s unplayed, ink on a page
I’m still a cry in the night, lonesome and high
I’m still tuned to an instrument of greater and unknown design
I’m still looking for direction, some kind of sign
I’m still tuning myself to the great key, I’m still, I’m still
Exposition Assembl*
Hier était le vernissage de l’exposition Assembl.com de mon ancien étudiant et collaborateur Christian Desjardins. Il vient de graduer du programme de computation arts de l’Université Concordia. Son projet, Tweetopolis, utilise la masse des messages déployés sur Twitter pour générer des fragments de textes scénarisés selon un ordre définis. Son application recherche, en temps réel, des mots clefs particuliers afin de les réintroduire dans sa projection numérique. La composition graphique est ainsi toujours renouvelée et unique.
Projet intéressant d’un designer/programmeur/artiste talentueux.
Road trip d’observation
Lorsque j’ai besoin d’air et d’inspiration, rien ne vaut une promenade en voiture sans aucune destination. Ce mouvement devient pour moi un espace de réflexion et de découverte ou tout est possible. Jamais je ne reviens bredouille; que ce soit avec des images photographiques ou (moins souvent) avec des dessins de lieux croqués sur le vif.
Pourtant, cet exercice manuel d’observation et de transposition vers le papier est essentiel à tout créateur. Combien d’entres vous dessinent une fois par jour?
Mon professeur Alfred Halasa nous demandait de le faire quotidiennement, mais je n’y arrive pas bien entendu! Le dessin est comme le vélo, on n’oublie jamais, mais on devient tellement meilleur à le pratiquer plus souvent.
Voici une petite église découverte dans la campagne près d’Ottawa.

_ _ make a road for the spirit to pass over

solstice/flyer promotionnel
La pertinence d’une discussion avec un ami philosophe me pousse à poursuivre cette réflexion avec vous. Voici le topo : malgré la proximité des autres et les innombrables gadgets de communications actuels, il semble que nous soyons toujours et de plus en plus, seuls avec nous-mêmes. Le défi est d’apprendre à vivre avec cet individu qui a parfois des idées, envies et désirs conflictuels.
C’est probablement ce qui fait notre humanité; cette propension si facile à pencher vers le paradoxe. Est-ce du fait de notre «double» constitution, ce corps physique et cet esprit intangible? L’idée est de balancer les deux dans cet univers matériel où notre désir d’absolu ne cesse de crier au secours. Les nouvelles technologies et la société de l’image ne font qu’augmenter cette distance entre ces deux pôles aux besoins si conflictuels. Comment évoluer avec nos gadgets et la facilité qu’ils procurent sans perdre de vue ce qui constitue notre humanité? Malheureusement, la mesure actuelle du progrès se résume à ceci : plus une société exerce un contrôle sur la nature et ses processus, et plus elle est considérée comme développée!
Faudrait-il changer notre barème?
Considérer d’autres aspects?
Sinon, jusqu’où cette ligne de pensée nous conduira?
Je n’en connais pas la mesure. Mais comment peut-on se distancier de ce qui fondamentalement nous compose et supporte le fait même de notre existence? C’est être profondément inconscient que toute chose fait partie d’un ensemble interconnecté et interrelié.
La distance que nous mettons entre nous et la nature m’inquiète de plus en plus.
Il semble que la progression exponentielle de la technologie (exécutée par la collectivité) soit très différente du rythme naturel humain (qui lui est personnel). Je crois que c’est un peu pour cette raison que les changements sont si lents à opérer dans la collectivité; car ils doivent se faire à partir de chaque individu.
Le 3e siècle sera spirituel ou ne le sera pas (qui a dit ça au juste?)
*Je sais que mes observations peuvent paraitre denses ou fragmentaires, c’est que je rédige présentement deux articles; un sur la porosité entre les arts et le design, l’autre sur le sujet de la transformation dans le design (pour le magazine PICA).
Réflexion en cours donc.
Pecha Kucha Ottawa #2 : intensité
Indeed, soirée intense pour ce 2e Pecha Kucha Ottawa. Le public a pu assister à des présentations sensibles qui ont résonné à plusieurs égards. Que ce soit l’humour et la passion de Denis A. Pettigrew sur l’importance de l’art dans la ville, la solennelle lecture de poésie de Chantal Ringuet ou l’authentique récit de Yves Steinhauer, aucune présentation n’a laissé l’audience indifférente. Une soirée tout en contraste avec la première qui avait un caractère plus pop et médiatique. Pour paraphraser M. Gump : les soirées Pecha Kucha sont comme une boîte de chocolat; vous ne savez jamais ce que vous allez y trouver…
Notons finalement le bilinguisme prédominant dans la majorité des présentations. Ce fait renforce la mission que s’est donnée l’équipe organisatrice de l’événement : rapprocher les deux côtés de la rivière.
Et chapeau pour l’éclectique set du musicien-DJ Michael Caffrey.
Very interesting!

Denis A Pettigrew

Christopher Redmond

Chantal Ringuet

Yves Steinhauer

Andrew Plumb

Michael Caffrey - DJ
2e Carton Jaune : Atelier Punkt
L’atelier de design Punkt lance son 2e concours annuel Carton Jaune. Le concours se veut un exercice dans le design d’éléments usuels subversifs. Plusieurs contraintes sont imposées; notamment la reproductibilité, le détournement subversif de l’usage et surtout, la prédominance de la couleur jaune. Voici le lien pour y participer.
«Les objets proposés doivent être
fabriqués principalement de matière
jaune. Il peut s’agir de maquettes
ou de prototypes, pourvu que
ceux-ci soient à l’échelle réelle et
facilement reproductibles en série
(i.e.: utiliser des matériaux et des
procédés peu dispendieux).»
| Atelier Punkt 5333, av. Casgrain . local 205 A Montréal . Québec . H2T 1X3 514 458.7960 info@atelierpunkt.com |
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