climat
_ _ make a road for the spirit to pass over

solstice/flyer promotionnel
La pertinence d’une discussion avec un ami philosophe me pousse à poursuivre cette réflexion avec vous. Voici le topo : malgré la proximité des autres et les innombrables gadgets de communications actuels, il semble que nous soyons toujours et de plus en plus, seuls avec nous-mêmes. Le défi est d’apprendre à vivre avec cet individu qui a parfois des idées, envies et désirs conflictuels.
C’est probablement ce qui fait notre humanité; cette propension si facile à pencher vers le paradoxe. Est-ce du fait de notre «double» constitution, ce corps physique et cet esprit intangible? L’idée est de balancer les deux dans cet univers matériel où notre désir d’absolu ne cesse de crier au secours. Les nouvelles technologies et la société de l’image ne font qu’augmenter cette distance entre ces deux pôles aux besoins si conflictuels. Comment évoluer avec nos gadgets et la facilité qu’ils procurent sans perdre de vue ce qui constitue notre humanité? Malheureusement, la mesure actuelle du progrès se résume à ceci : plus une société exerce un contrôle sur la nature et ses processus, et plus elle est considérée comme développée!
Faudrait-il changer notre barème?
Considérer d’autres aspects?
Sinon, jusqu’où cette ligne de pensée nous conduira?
Je n’en connais pas la mesure. Mais comment peut-on se distancier de ce qui fondamentalement nous compose et supporte le fait même de notre existence? C’est être profondément inconscient que toute chose fait partie d’un ensemble interconnecté et interrelié.
La distance que nous mettons entre nous et la nature m’inquiète de plus en plus.
Il semble que la progression exponentielle de la technologie (exécutée par la collectivité) soit très différente du rythme naturel humain (qui lui est personnel). Je crois que c’est un peu pour cette raison que les changements sont si lents à opérer dans la collectivité; car ils doivent se faire à partir de chaque individu.
Le 3e siècle sera spirituel ou ne le sera pas (qui a dit ça au juste?)
*Je sais que mes observations peuvent paraitre denses ou fragmentaires, c’est que je rédige présentement deux articles; un sur la porosité entre les arts et le design, l’autre sur le sujet de la transformation dans le design (pour le magazine PICA).
Réflexion en cours donc.
Solstice d’Hiver

Journée du Solstice d’hiver 2009. Arrivée de l’hiver.
Aujourd’hui, il n’y aura seulement que 8:43 minute d’ensoleillement (mais il fera beau!).
Malgré le fait que mon événement du jardin du Solstice d’Hiver n’ait jamais réellement eu lieu, pour ma part, toutes les années à cette date, je revis l’aventure et le périple dans ma tête.

Impossible de séparer le temps des fêtes de nos sociétés modernes des fêtes païennes qu’elles ont remplacées, mais ont peut facilement imaginer que les formes diffèrent profondément. Quoi qu’il en soit, ces rituels des fêtes de Noël ne font que refléter l’évolution de nos valeurs et croyances; nos paradigmes spirituels et relationnels avec la nature. Car c’est de quoi il s’agit ici, d’entrer en relation avec l’autre. Le temps de fêtes existe pour cette raison j’imagine.
Je termine avec cette citation de Saint-Thomas-d’Aquin, qui a dit un jour : «rien n’est en l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens». Je soupçonne notre ami Thomas d’utiliser plus que ces 5 sens afin d’arriver à ses conclusions (mais ça, c’est une autre histoire!) Mais peut-être s’agit-il de seulement faire de la place pour être réceptifs à ses intuitions, aux signaux codés de l’univers et aux lois qui le régissent. Mais qui dit place ou ESPACE, comme l’a si bien démontré notre ami Albert Einstein, dit nécessairement TEMPS. Et c’est ce qui nous fait cruellement défaut dans notre société d’aujourd’hui.
L’événement du Solstice d’Hiver n’était autre qu’un prétexte pour prendre le temps de s’arrêter et de remarquer le changement des saisons, de se projeter personnellement dans cette vision du cycle immuable de la nature et surtout, de sentir que nous en faisons partie.
Peut-être que si nous nous sentions plus partie intégrante de cette nature, l’échec du sommet à Copenhague n’aurait été si cinglant.
Mais je crois néamoins qu’en tout et partout nous avançons.
Heureuses Fêtes et joyeux Solstice d’Hiver à vous tous!
L’Inuksuk, le nouveau nain de jardin
Des visions répétées de jardins et terrains privés au cours de mes vacances (hélas terminées!) me portent à affirmer que les Inuksuk sont devenus les nouveaux nains de jardins contemporains. C’est à dire des images-objets populaires surutilisées comme ces derniers, mais en plus, décontextualisées. C’est-à-dire l’utilisation d’une image pour son image et non pour sa signification. Perte de sens.
Les 2 images sont prises de ce site ésotérique.
Dans ces 2 photos, la dénaturalisation de l’usage et de la fonction de ces constructions Inuites assez tordante. Car l’Inuksuk, dans son essence, est un amoncellement de pierres disposées sur un site particulier afin d’agir comme point de repère, comme messager. Ces structures de pierres servent à indiquer des sources de nourriture viable (pour la pêche, la chasse), le point maximal de la marée haute, le chemin le plus sur à emprunter, des lieux de rituels, etc. La fonction principale d’un Inuksuk est donc d’agir en la qualité d’un humain.
Ici, dans l’image du bas, ce qui est hilarant est la présence d’un panneau de signalisation pour indiquer l’endroit où se trouve l’Inuksuk! C’est plus que paradoxal! C’est comme un emballage dans un emballage…
Au contraire de la croyance populaire, la forme des Inuksuit (Inuksuk au pluriel) n’est pas nécessairement celle d’un «humain». Celle-ci dépend en fait du message entendu et du type de matériaux retrouvés sur le site d’implantation. C’est une des formes les plus primaires d’installation sculpturale, des genres de «1%» mais porteurs d’un sens commun essentiel et intelligible. Dans ces constructions ancestrales, la métaphore, la fonction dépassent l’image.
aparté météorologique
J’ai cru bon publier cette image de prévision météo de ma région pour les lecteurs du vieux continent…
Le choc du retour, comme je l’imaginai, est assez surgelant.

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