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Projet Web : The Wilderness Downtown, Arcade Fire

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Le dernier projet Web du groupe Arcade Fire intitulé The Wilderness Downtown est une réussite à plusieurs points de vue. Pour sa chanson « We used to wait », le groupe a décidé de s’éloigner du vidéo conventionnel afin de proposer une expérience narrative et interactive unique.
Ce projet propose un scénario linéaire, mais avec une twist assez sympatique : une personnalisation du protagoniste par l’utilisation des technologies de données.

C’est l’expérience du récit, à travers le visionnement du film, qui permet à ce projet Web de se démarquer. En effet, au début de la séquence, il y a un champ de texte réservé pour entrer l’adresse de la maison de notre enfance. « La rue où vous avez grandi » serait une traduction libre assez pertinente! En entrant l’adresse, le site va chercher des images du quartier correspondantes et les inclut dans le film interactif. Alors, l’histoire s’adresse à nous, ou plutôt c’est en quelque sorte notre histoire personnelle qui évolue dans l’univers et la musique d’Arcade Fire.

L’esthétique du projet mélange des extraits de films apparaissant dans différentes fenêtres de l’interface, des graphiques et de la typographie générés par vecteurs, des images prélevées des sites de positionnement géographique de Google, etc.
C’est un projet Web utilisant le nouveau code HTML5 qui séduit par la beauté de sa trame narrative et la simplicité d’interaction nécessitée par l’utilisateur.

>> Cliquez ici pour y faire un tour

Ce film interactif est réalisé par Chris Milk et Chrome experiment.

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Mercredi, septembre 1st, 2010 Articles Pas de commentaire

Forme = Fonction

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Samedi, mars 13th, 2010 Articles Pas de commentaire

Gregory Chantonsky

Gregory

Gregory

Je suis tombé sur un projet de l’artiste Gregory Chantosky qui nous relate, de façon interactive, les moments forts de son histoire personnelle.
Son projet, Soundtracking my life, présente une ligne du temps sonore et imagière des artistes, événements et émissions de télévision qui ont marqué sa vie, ou plutôt accompagnée celle-ci (de là le titre de soundtrack). Je m’y suis reconnu à quelques endroits. L’Interface est simple et intuitive et fonctionne très bien pour ce type de projet. Sur le site, il faut bouger de droite à gauche pour modifier l’âge auquel le contenu fait référence (trop cool à 7 ans). C’est drôle de constater qu’une génération entière ait été formée aux mêmes images. Ces images à leur tour deviennent des canons et ensuite des paradigmes immuables. C’est bon de parfois revenir aux inspirations d’origine. L’authenticité qu’elles recèlent aide à mettre les choses en perspective.

Gregory travaille l’interactivité, la photographie et la sculpture et tente, par ces moyens, d’«interroger notre relation affective aux technologies». Son site est très dense (autant que le nombre de ses réalisations). Il a également été professeur invité à l’école des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
Site Web et propos intéressants.

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Jeudi, juin 4th, 2009 Articles Pas de commentaire

Un espace «autre»

Qu’est-ce qu’une invention achevée? C’est simplement une invention qui est entrée dans les moeurs et coutumes des hommes, qui fait partie de notre réalité et dont l’origine est oubliée. Ce concept est introduit par Anne Cauquelin pour tenter d’éclaircir les limites entre les concepts d’espaces et de sites physiques et ceux dits «virtuels » ou cyberespaces. Elle se réfère ainsi au concept du paysage.
La question est importante, car elle nous signifie que le réseau internet et le Web sont des inventions qui ne sont pas achevées, dans ce sens qu’ils demeurent des territoires d’exploration en constante redéfinition. L’espace du réseau doit être entendu comme un espace non spatial qui possède un temps sans temporalité. C’est difficile à comprendre et à assimiler dans notre monde où le paradigme de l’espace-temps nous imprègne totalement et se rapelle constamment à nous. La conclusion de son ouvrage Le site et le paysage nous explique un peu mieux cette vision, ce changement de paradigme :

«Ainsi le cyberespace n’est pas plus artificiel dans sa constitution que le paysage ne l’a été – ce sont deux inventions techniques, à l’origine -, il n’est cependant pas encore naturalisé, c’est-à-dire qu’il n’est pas passé au rang des évidences majeures qui le rendraient nécessairement à notre appréhension du monde dans sa totalité, en feraient cet a priori formel que le paysage perspectiviste assume pour le moment.»

La révolution sociale et relationnelle que l’omniprésence du réseau internet aura sur nous sera donc profonde. Encore plus profonde qu’il est possible d’imaginer, même si aujourd’hui peu de personnes remettent en question leur participation à cette aventure numérique. Il demeure néanmoins qu’un changement de paradigme relationnel a présentement lieu dans notre société. Nous en sommes encore qu’au début, qu’au stade de l’expérimentation préliminaire.
La bête semble ici encore «contrôlable». Il en revient aux artistes, designers et artisans du réseau qui réalisent cette expérimentation, qui créent cette interface entre l’homme et la machine, d’agir comme garde-fou. De nous rappeler notre humanité.

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Lundi, avril 6th, 2009 Articles Pas de commentaire

Écologie de l’environnement artificiel

L’humanisation des technologies, des interactions personne-machine, sera donc l’enjeu des prochaines décennies. Le design est la seule discipline capable d’effectuer cette transition, de permuter nos gestes quotidiens dans le monde digital sans pour autant perdre les qualités essentielles qui ajoutent à notre quotidien, celles qui ajoutent à l’épaisseur du réel, comme Ezio Manzini disait. Le design sera la discipline qui réussira à créer la nouvelle écologie de l’environnement artificiel. Bien sûr à travers ses paradigmes d’ergonomie, de composition et de lecture, mais également dans sa capacité à créer des interfaces esthétiques, sensuelles, remplies de récits et d’événements intéressants pour notre «physicalité».

Mon projet fortunecookie est une tentative dans ce sens. La technologie complexe pour réussir à faire fonctionner le projet est dissimulée dans une forme en bois huilé. Cette forme et cette texture sont l’interface avec le monde physique. On ne parle plus d’espace-écran, de souris, ou de clavier. Ces modes d’interface seront d’ailleurs appelés à disparaîtres dans un futur pas si lointain. Prenez simplement le scrollpad d’Apple; vous pouvez agrandir, bouger, permuter des images, etc. en utilisant un ou plusieurs doigts. Ce nouveau paradigme d’interface, car il s’agit bien d’une introduction d’une nouvelle façon d’interagir avec l’ordinateur dont nous parlons ici, sera maintenant la norme. Le public ne s’attendra pas à moins de l’interface de leurs prochains appareils électroniques.

Dans ce temps de révolution et d’exploration, de «Far West technologique», les gestes posés aujourd’hui deviendront les façons de faire de demain. Raison de plus de partir sur les bonnes bases, avec les bonnes préoccupations, avec toutes les cartes en mains, en se souvenant ce que le passé peut nous apporter comme enseignement, et en n’oubliant jamais que notre sensualité humaine est à la base de la richesse des petites choses de notre quotidien.

The Web is like...

The Web is like...

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Mercredi, janvier 28th, 2009 Articles Pas de commentaire
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