point de repère
Vuvuzela contre petit banc!
Le petit banc de plastique serait en passe de devenir l’image-objet de l’exposition universelle de Shanghai, tout comme la vuvuzela est devenue l’image-objet de la coupe du monde 2010.
Léger, pliable, économique et surtout pratique pour patienter dans les interminables lignes d’attentes nécessaires pour entrer dans les pavillons de l’expo, c’est le favori des locaux! Il a même fait son apparition dans le métro où il est utilisé lorsqu’il n’y a plus aucun banc de disponible.
Mais attention, vous devez avoir de bons genoux!
À surveiller dans un magasin à 1$ près de chez vous.
P.-S. Plus d’articles sur ma visite à l’expo universelle de Shanghai suivront bientôt.
Les paroles, les gestes, le lieu; le feu
L’importance des récits collectifs dans la santé d’une société semble tranquillement redevenir d’actualité. On a qu’à penser aux nombreux conteurs qui connaissent un vif succès. Mais pas n’importe quels récits, des récits significatifs, qui aident les individus d’une société à se reconnaitre ou même s’émanciper. Une sorte de dialogue de la mémoire collective avec la mémoire individuelle. L’art, le design ou la création sont des façons de passer ces messages ou ces thèmes récurrents. Ceux-là mêmes qui aident à définir l’identité d’un peuple.
Comme le retraité critique de théâtre Jean St-Hlaire a dit récemment, à propos de certains artistes et du retour du conte dans notre société :
«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du “Je suis l’artiste qui vient proférer”, mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»
«Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»
Jean St-Hilaire, tiré d’une entrevue réalisée par Isabelle Porter dans le journal Le Devoir.
Ça me rappelle un vieux récit qu’un de mes enseignants de l’époque, Benoit Favreau (homme de théatre également) m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. La source m’est inconnue, mais ça va comme suit :
De l’inspiration en barre!
Projet de recherche création au Centre DAÏMÕN avec François Chalifour
Cet été, François Chalifour et moi avons déposé un projet de recherche création au centre production DAÏMÕN. La proposition été acceptée par le jury. La nouvelle nous a un peu secoués, car il s’écoule souvent un long laps de temps entre le dépôt du dossier et la réception de la réponse. Maintenant, il va falloir matérialiser cette prospection intuitive!
En effet, ce projet est né d’une réflexion, d’une interrogation commune que nous entretenions depuis quelque temps. Nous avions envie de prendre du temps pour réfléchir à la notion d’identification au lieu, à la notion d’habiter. C’est cette intention qui s’est manifestée en projet de création d’une vidéo documentaire exploratoire. La facture visuelle s’étendra de la poésie impressionniste de la vidéo d’art à la précision méthodologique du style documentaire. Ce qui implique que les textures des différents médiums seront mises en valeur et exploitées en phase avec le propos.
Voici un petit résumé de la question associée au projet.
Problématique – concept du lieu : ancrage / fondements / déplacements
François Chalifour et Jean-François Lacombe s’interrogent depuis quelque temps sur leurs propres liens d’appartenance à la région d’Outaouais. Dans le cadre de ce projet, ils cherchent à mettre en commun leur questionnement autour des points d’ancrages, de références et d’appartenance; donc le concept d’habiter. Le premier, parce qu’il voyage, réfléchit à l’idée du nomadisme et de la nostalgie; l’autre dans sa démarche fondée sur la notion de lieu, pose plutôt la question des relations interpersonnelles comme base d’un enracinement et d’une intégration. Ces deux visions, dichotomiques et complémentaires, sont à la source du projet qu’ils ont entrepris ensemble.En s’interrogeant sur leurs expériences de nomadisme et d’enracinement, à la lumière des nouvelles pratiques communicationnelles, ils cherchent à dégager l’idée contemporaine d’identifications au lieu. Comment alors décomposer et recomposer ces concepts à l’aide d’une démarche artistique multidisciplinaire et comment peut-ont représenter cette nouvelle réalité?
Beau périple en perspective.


Deuil d’un possible lieu
J’ai dû abandonner l’idée de construire sur le joli site que j’avais déniché dans la municipalité de Wakefield. C’est un deuil difficile, car le processus s’est étiré sur plusieurs mois (6 en fait). Pourquoi? 2 raisons principales; le risque de mouvement de masse (glissement de terrain) et l’impossibilité d’avoir un atelier là-bas. En effet, la configuration du terrain exigeait un système septique «nouveau genre» qui fonctionnait avec un bassin rempli roseaux. Ce système implique que tous les rejets d’eaux grises soient biodégradables; rendant ainsi impossible l’idée d’avoir un atelier de création où les produits chimiques sont indispensables…
Temps d’arrêt avant la recherche d’un nouveau site.
Ailleurs, c’est mieux qu’ici!
«Ailleurs, c’est mieux qu’ici.
Confondant le fleuve avec un lac, le lac avec la mer et la mer avec l’océan, je finis par croire que je ne suis venu au Québec que pour confirmer la validité de mes illusions qui me font croire qu’une chose en est une autre, ou deux, ou trois, ou plus encore; et qu’il fait encore bon se tromper sur le sens et les distances entre les choses, sur leur validité. Les confondre, les échanger, les inverser, les transformer…
Une sorte de dyslexie du regard positive car productive.
Il m’apparaît aujourd’hui que c’est bien là la seule façon de s’en sortir, de survivre à l’idée qu’ailleurs, c’est mieux qu’ici! ; imaginer le réel et réaliser son imaginaire!»
Lorentino, centre Est-Nord-Est, été 2003.
Ce texte, tiré du Memento 4, édité par le centre d’artiste Est-Nord-Est, fut écrit par Lorentino, un artiste français qui a occupé mon atelier avant ma résidence d’automne en 2003. Sans le savoir, il fait écho à mon article sur la multitude possibilité et de choix qui nous entoure, Too many réseau contact. Il parle de la même problématique mais en d’autres mots. Il offre également une porte de sortie à cette problématique à travers la création, l’imaginaire.
C’est qui pousse les artistes et créateurs à toujours créer, à toujours s’émerveiller. En dehors de toute contrainte, commande ou réseau. Ce sentiment d’urgence, d’impératif.
Inventer notre vie; c’est là notre plus bel ouvrage. Faut-il se le rappeler?
Paysages personnel en mouvances
Au début de ma pratique artistique, c’était le paysage physique qui modelait mon rapport à l’univers. Ses processus et sa présence me fascinaient : le climat, la végétation, les arbres morts, la pierre, l’eau, le vent, les os, la putréfaction, le feu, les processus de croissance, toute cette phénoménologie me fascinaient. De ce paysage physique naissait un paysage imaginaire. C’est-à-dire une histoire et un récit inventés. C’était suffisant pour engendrer mes points de repère, pour créer ma propre cosmologie, pour m’ancrer dans ma réalité.
Aujourd’hui, c’est le paysage imaginaire qui m’attire le plus. En fait, ce sont tous les aspects intangibles qui définissent mon rapport au concept d’espace, de site et de lieu. Non pas que les phénomènes et forces naturelles n’ont plus d’impact sur moi, mais bien parce que c’est à travers les personnes qui m’entourent que se définissent mes lieux. C’est donc à travers mes relations que s’ancrent mes petits univers, qui sans présence humaine, ou sans la trace de celle-cie, deviennent des sites non habités.
Cette réflexion se poursuivra. Car le concept de lieu; c’est à dire d’un espace devenu habité, est à la base de ma pratique et de ma relation au monde qui m’entoure.
Esquisse physique
Belle journée sur le terrain à esquisser l’emplacement de la maison et de l’atelier. Ce sont bien entendu des relevés préliminaires avant d’entériner le tout par les ingénieurs, mais l’idée générale est là et le positionnement est fait par rapport aux points cardinaux et à la configuration naturelle du terrain.
Program + Site = Form.
Programme + Site = Forme

1er relevé / vue de l

1er relevé / vue de l

1er relevé / vue du nord

1ère esquisse

1er relevé
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